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ANALYSE : « Lake America » : quand Trump vise le français pour faire plier le Canada
Crédit: Adobe Stock

Des droits, pas une préférence

Au cœur de l’affrontement, Mark Carney a nommé une limite que Washington semble avoir sous-estimée. Le Canada n’était pas prêt à compromettre la protection de la langue française et de la culture canadienne. Pour une partie de l’appareil commercial américain, ces règles peuvent être décrites comme des contraintes imposées aux plateformes, aux marques ou aux diffuseurs. Pour le Canada, et particulièrement pour le Québec, elles appartiennent à l’architecture politique du pays.

Le français n’est pas une préférence de consommateur que l’on échange contre 10 points de droits de douane. Il est une langue officielle du Canada, la langue officielle du Québec et une responsabilité inscrite dans le droit fédéral. La Loi sur les langues officielles reconnaît son statut minoritaire au Canada et en Amérique du Nord. Elle engage Ottawa à le protéger et à le promouvoir. Voilà pourquoi la négociation a dépassé le commerce.

Le mot qui change tout

Carney a résumé l’écart en opposant l’« irritant » perçu par les Américains aux « droits » vécus au Québec. Un irritant se réduit ou se compense. Un droit oblige le gouvernement qui le porte. Dès qu’une demande commerciale touche ce noyau, le premier ministre négocie la portée de la souveraineté canadienne.

Une langue devient vulnérable dès qu’on la traite comme une concession tarifaire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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