Skip to content
ANALYSE : Le raccourci de Trump vers Roberts, ou comment gagner sans passer par les juges qui ont dit non
Crédit: Adobe Stock

Une requête d’urgence dans les 45 pages

Donald John Sauer a déposé son application sous le numéro 26A203. Le dossier au tribunal de district portait le numéro 1:25-cv-04316, devant le juge Leon. Au greffe de la Cour d’appel, l’affaire portait le numéro 26-5123, consolidée avec 26-5134. Sauer a demandé à la Cour suprême de suspendre l’injonction, en urgence, six jours seulement après la défaite en appel. Le vocabulaire choisi est éloquent. Le ballroom devient un « integrated military complex ». Il faut, dit la requête, un « totally secure ballroom space ». Le projet est présenté comme vitally required by national security. La démolition et la construction seraient « beyond the point of no return ».

Le mot que Sauer utilise contre les juges

Le solliciteur général invente presque un néologisme juridique. Il dénonce la « construction-by-injunction ». L’expression cherche à retourner l’accusation contre les juges. Selon Sauer, ce sont eux qui s’immiscent dans un chantier. En réalité, ce sont les juges qui appliquent la clause constitutionnelle qui, précisément, retire à l’exécutif le pouvoir de construire seul. Le sophisme est habile. Il n’est pas honnête. On ne fait pas taire une décision de justice en accusant la justice de faire son travail.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu