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ANALYSE : Quand l’offensive russe avance sans réussir à emporter le front
Crédit: Adobe Stock

La nuance qui change tout

La Russie conserve une capacité offensive réelle. La nier serait aussi irresponsable que d’annoncer son triomphe. Elle peut masser des hommes, lancer des attaques successives, chercher les coutures entre les unités, exploiter un brouillard de guerre et maintenir une pression assez constante pour empêcher l’Ukraine de respirer. Son aviation, ses drones et son artillerie continuent de rendre chaque défense coûteuse.

Mais une percée suppose autre chose : franchir, élargir, ravitailler, protéger les flancs, faire monter les réserves, puis empêcher l’adversaire de refermer la brèche. C’est là que le bilan du 25 août devient intéressant. L’activité russe apparaît sur plusieurs secteurs. La conversion de cette activité en gains confirmés, elle, manque souvent.

Le prix d’un kilomètre absent

Une attaque infructueuse n’est pas une attaque gratuite. Elle consomme du temps, des équipages, des munitions, des véhicules, des relais et une attention de commandement qui ne peut être partout à la fois. Nous ne disposons pas, pour cette séquence, d’un bilan de pertes complet et vérifiable pour chaque axe. Alors il ne faut pas en inventer un.

Ce que l’on peut dire est plus sobre et plus lourd : l’armée russe a payé pour attaquer, sans pouvoir montrer partout le territoire qui justifierait ce paiement.

La dépense est visible. Le rendement l’est beaucoup moins.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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