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ANALYSE : Trump avait le droit de changer l’art des ambassades, pas de le caricaturer
Crédit: Adobe Stock

Le retrait mis en scène

Le retrait n’a pas été traité comme une opération administrative discrète. L’ambassadrice Leah Campos a publié une vidéo où l’œuvre apparaît d’abord couverte par une bâche imprimée du drapeau américain. La bande sonore choisie était We’re Not Gonna Take It. Son message annonçait qu’elle tournait le dos aux idéologies « globalistes et woke » pour embrasser le patriotisme américain et la beauté du pays.

On peut aimer le drapeau. On peut vouloir que les ambassades projettent la force, la liberté et la confiance nationales. Rien de cela n’oblige à draper une acquisition publique comme si elle contaminait le mur, puis à accompagner son départ d’un hymne de défi. La mise en scène a changé une décision curatoriale en victoire partisane.

Quand l’État fabrique lui-même le scandale

Erin Scavino, directrice d’Art in Embassies, a dit avoir travaillé fort pour faire enlever le tableau. Elle l’a qualifié de « très woke » et d’« esthétiquement terrifiant », avant d’ajouter qu’il était de l’homme ayant peint Obama. Aucun de ces mots n’explique ce qui, dans les quatre figures, leurs poses ou les références dominicaines, contredirait la mission américaine.

Le gouvernement pouvait décrocher le tableau. Il a choisi de l’humilier. Cette différence n’est pas esthétique. Elle est institutionnelle.

Une superpuissance ne gagne rien à faire semblant d’avoir peur d’une toile.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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