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CHRONIQUE : À Hong Kong, Pékin condamne désormais la mémoire
Crédit: Adobe Stock

Quatre mots au centre du dossier

Le cœur de la cause n’était pas une bombe, une arme ni un plan militaire. C’était la formule défendue par l’Alliance : « mettre fin à la dictature d’un parti unique ». Les trois juges désignés pour les dossiers de sécurité nationale ont conclu que le mot « fin » signifiait ici renverser ou miner la direction du Parti communiste chinois, laquelle est consacrée par la Constitution chinoise.

Une revendication politique répétée et pacifique a donc été convertie en projet de subversion. Reuters rapporte que le résumé du jugement insistait précisément sur cette répétition, même sans violence ni menace de violence. Le geste décisif n’était plus de frapper. C’était de persister. Dire, redire, refuser de retirer les mots.

La défense d’une idée démocratique

Lee a soutenu au procès que la formule ne visait pas à abolir toute direction du Parti, mais à faire avancer la démocratie, à laisser la population choisir ses dirigeants et à refuser la dictature. La cour n’a pas retenu cette lecture. Elle a estimé que les accusés savaient que leur ligne pouvait dépasser les limites légales après l’entrée en vigueur de la loi de 2020 et qu’ils avaient choisi de continuer.

Quand le verbe « finir » devient une arme, parler devient une scène de crime.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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