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CHRONIQUE : En Ukraine, 100 000 immeubles se préparent à combattre l’hiver
Crédit: Adobe Stock

Ce que fait réellement la chaleur

Une chaufferie ne tient pas un drapeau. Elle tient des appartements, des écoles, des hôpitaux et l’eau chaude d’un quartier. Elle empêche les conduites de geler. Elle permet à une ville de demeurer une ville quand le mercure tombe et que le réseau électrique flanche.

Le rapport des Nations unies sur l’hiver 2025-2026 rappelle ce que signifie une panne prolongée : le chauffage et l’eau chaude ont été coupés pour des centaines de milliers de civils, parfois pendant des semaines, tandis que les températures descendaient sous les -20 °C. Les pannes ont aussi interrompu l’eau dans des immeubles à étages, perturbé les soins et fermé des écoles.

Le civil devient stratégique

C’est précisément pour cette raison que le chauffage devient un front. Il n’a rien de spectaculaire quand il fonctionne. On tourne un robinet. On entre dans une classe. On garde une chambre d’hôpital à une température sûre. Puis une frappe retire à des milliers de personnes cette normalité sans uniforme.

La chaleur est invisible jusqu’au jour où quelqu’un décide de la supprimer.

En temps de paix, une conduite est un service public. En guerre, la même conduite relie la dignité, la santé et la capacité d’une population à rester chez elle. Le Kremlin le sait. Les villes ukrainiennes aussi.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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