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CHRONIQUE : La croissance russe fabrique des armes, pas une vie meilleure
Crédit: Adobe Stock

Produire n’est pas améliorer

Le PIB additionne la valeur produite. Il ne demande pas si cette production soigne, loge, nourrit ou détruit. Une commande de missiles fait travailler une chaîne industrielle, verse des salaires, achète du métal et gonfle la dépense publique. Comptablement, le mouvement existe. Humainement, le produit final part vers une guerre d’agression contre l’Ukraine. Il ne répare pas une école russe. Il ne réduit pas une facture de carburant. Il ne rend pas un prêt hypothécaire plus accessible.

La confusion utile au pouvoir

Le Kremlin a tout intérêt à effacer cette distinction. Dire « l’économie croît » permet de laisser entendre « les Russes vont mieux ». Or les deux phrases ne sont pas synonymes. Une économie mobilisée peut devenir plus grosse et simultanément plus pauvre dans ce qui compte : choix, sécurité, santé, logement, avenir. La croissance de guerre concentre les ressources là où l’État commande. Elle peut enrichir des fournisseurs privilégiés, soutenir des villes liées à la défense et relever certains salaires.

Elle peut aussi raréfier la main-d’œuvre, tendre les prix et repousser l’investissement civil.

Le mensonge n’est pas toujours dans le nombre. Il est souvent dans le sens qu’on lui fait porter.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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