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CHRONIQUE : Le mémorandum est mort, la guerre reste en attente
Crédit: Adobe Stock

La grandeur des mots

« Immédiate » et « permanente » : ainsi fut présentée la cessation des opérations militaires. Le détroit devait rouvrir. Le programme nucléaire iranien devait être réglé. Les sanctions, les avoirs gelés, les activités régionales et les ambitions balistiques devaient entrer dans une négociation plus vaste. On avait attaché à un document intérimaire les espérances d’un traité, d’un régime de navigation et d’une architecture de sécurité régionale.

Ce n’était pas seulement ambitieux. C’était une concentration de conflits. Chaque dossier pouvait faire tomber les autres : un navire attaqué pouvait bloquer la discussion nucléaire; une frappe pouvait suspendre la levée des sanctions; un désaccord sur une voie maritime pouvait réveiller une guerre entière. Le mémorandum ressemblait à un pont dont toutes les poutres dépendaient du même boulon.

La petitesse des mécanismes

Ce qui manque aujourd’hui éclaire ce qui manquait dès juin. Aucun organe commun visible n’a absorbé les accusations. Aucun calendrier public de mise en œuvre n’a empêché les deux camps de déclarer simultanément que l’autre avait rompu l’entente. Aucun mécanisme de règlement n’a séparé l’incident maritime du sort de l’ensemble. La diplomatie avait une signature, mais pas assez de charnières.

Les États-Unis disent que l’Iran n’a pas rouvert librement Ormuz. L’Iran dit que Washington a repris ses attaques, maintenu son blocus et trahi ses engagements. Ces affirmations opposées ne prouvent pas, à elles seules, laquelle des lectures juridiques l’emporte. Elles prouvent autre chose : un accord qui ne sait pas traiter le premier désaccord finit par devenir le nom officiel de ce désaccord.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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