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CHRONIQUE : Le visa à 103 265 $ qui ferme l’Amérique au talent
Crédit: Adobe Stock

8,8 milliards divisés par 85 000

Le montant n’est pas sorti d’un examen du coût réel d’une pétition H-1B. Le DHS additionne environ 8,78 milliards de dollars de coûts annuels associés à une vaste partie du système fédéral d’immigration, puis divise cette somme par 85 000 pétitions assujetties au plafond. Le quotient non arrondi atteint 103 264,57 dollars. L’agence l’arrondit à 103 265.

Un ingénieur devient ainsi la ligne de facturation d’un appareil qui le dépasse : tribunaux d’immigration, contrôles frontaliers, systèmes consulaires, enquêtes et administration. Le visa de travail qualifié n’est plus seulement facturé pour son traitement. On lui demande de porter une part immense de la maison.

Le reçu de tout le système

La répartition projetée dit l’ampleur du déplacement. Environ 3 milliards iraient à USCIS. Près de 2,96 milliards financeraient l’Executive Office for Immigration Review, qui supervise les tribunaux d’immigration. ICE recevrait environ 1,05 milliard; le Department of Labor, 1,21 milliard; le Department of State, 484 millions; CBP, 76,2 millions.

Ce n’est plus un droit de dossier. C’est une levée de fonds.

On peut défendre le financement adéquat d’un système migratoire. On peut vouloir plus de contrôles, de meilleurs outils contre la fraude et des tribunaux moins engorgés. Mais faire payer presque toute la note nouvelle à une seule porte d’entrée, parce que ses usagers semblent solvables, n’est pas une réforme neutre. C’est un transfert politique, massif, assumé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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