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CHRONIQUE : SNAP, la faim rayée par formulaire
Crédit: Adobe Stock

La victoire la plus facile à annoncer

Pour un gouvernement qui promet de réduire l’État, une baisse d’inscriptions arrive déjà emballée comme une réussite. La dépense recule. Les listes raccourcissent. Le mot « autonomie » fait le reste. Si des ménages quittent le SNAP parce que leurs revenus ont augmenté, il faut le reconnaître : c’est exactement ce qu’un filet social devrait permettre, une sortie par le haut.

Mais une politique publique ne mérite pas son verdict à partir du nombre qu’elle retire. Elle le mérite à partir de ce qu’elle améliore.

Le test que le triomphalisme évite

Un bénéficiaire peut disparaître parce qu’il travaille davantage. Il peut aussi disparaître parce qu’il n’a pas rappelé avant la fermeture, parce qu’un ancien employeur n’a pas signé, parce qu’une preuve de domicile ne porte pas le bon nom ou parce que personne ne répond au téléphone.

Ces sorties produisent la même économie dans un tableau. Elles n’ont pas la même valeur morale. La première raconte une sécurité retrouvée. La seconde transforme la procédure en rationnement. Or, pour l’instant, l’administration ne sait pas attribuer chaque sortie à sa cause. Célébrer la totalité du recul comme une victoire revient donc à revendiquer un résultat qu’on ne comprend pas encore.

Le doute ne condamne pas la réforme; il condamne la fanfare.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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