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CHRONIQUE : Trump raccourcit l’exercice, mais allonge le doute coréen
Crédit: Adobe Stock

Le coût placé avant la doctrine

Trump a donné trois raisons. Les exercices coûteraient trop cher. Séoul aurait refusé d’appuyer la guerre menée contre l’Iran. Et ces manoeuvres enverraient un signal « totalement inapproprié et hostile » à la Corée du Nord, pays qu’il a décrit comme non menaçant et respectueux depuis son retour à la Maison-Blanche. Ces motifs ne sont pas équivalents. Le premier relève du budget. Le deuxième ressemble à une mesure de rétorsion contre un allié. Le troisième reprend presque le vocabulaire de Pyongyang.

Quand un engagement de sécurité devient la réponse à une facture impayée ou à un refus diplomatique, l’alliance cesse d’être un cadre stable. Elle devient une transaction ouverte, révisable au gré de la colère du moment. Cela ne signifie pas que Séoul ne doit rien payer, ni que Washington doit tout porter. La Corée du Sud veut elle-même hausser rapidement ses dépenses militaires à 3,5 % de son produit intérieur brut.

Le partage qui exige de s’entraîner

Trump réclame depuis longtemps que les alliés assument davantage leur défense. Sur le principe, il n’a pas tort. Une alliance adulte ne peut pas reposer éternellement sur un seul contribuable et un seul commandement. Mais on ne transfère pas une responsabilité en retirant le lieu où elle s’apprend. Les exercices servent précisément à tester les communications, le commandement, les procédures et la capacité de deux armées à agir comme une seule lorsqu’une crise ne laisse plus le temps de se présenter.

On ne remet pas les clés après avoir annulé la leçon de conduite.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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