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FACT-CHECK : Trump a besoin de l’aluminium canadien, mais nie avoir besoin du Canada
Crédit: Adobe Stock

660 000 tonnes que la phrase efface

« We don’t have it » est faux au sens littéral. L’Institut d’études géologiques des États-Unis estimait la production primaire américaine à 660 000 tonnes métriques en 2025. Trois entreprises exploitaient six alumineries dans cinq États. Deux fonctionnaient à pleine capacité, deux à capacité réduite, deux étaient temporairement arrêtées. Un pays qui produit 660 000 tonnes d’aluminium primaire ne peut honnêtement prétendre qu’il n’en produit pas du tout.

La capacité nationale atteignait 1,31 million de tonnes par année. Elle était donc nettement supérieure à la production réalisée. Voilà une faiblesse industrielle réelle, mais ce n’est pas le néant. Le vocabulaire de Trump écrase une industrie existante, ses travailleurs, ses investissements et les installations qu’il dit vouloir sauver. Pour dramatiser le besoin, il fait disparaître la capacité qu’il prétend défendre.

Une industrie secondaire immense

La contre-preuve devient encore plus forte lorsque l’on cesse de confondre métal primaire et aluminium tout court. En 2025, les États-Unis ont produit environ 1,6 million de tonnes à partir de vieux rebuts et 2 millions à partir de rebuts neufs. L’aluminium récupéré à partir de déchets achetés totalisait environ 3,6 millions de tonnes. Ce métal nourrit des usines, des véhicules et des emballages.

L’Amérique n’est pas vide d’aluminium. Elle manque surtout de production primaire à bas coût.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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