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CHRONIQUE : L’Antarctique et la banquise à un record bas en octobre 2026
Crédit: Adobe Stock

La comparaison qui rappelle 2023

Octobre 2025 avait déjà signé la troisième valeur mensuelle la plus basse en octobre depuis le début des mesures satellitaires, à 17,5 millions de kilomètres carrés en moyenne, soit 6% sous la référence 1991-2020, selon Copernicus. Les octobres 2023 et 2024 restent plus abyssaux, avec des anomalies de 11% et 8%. Mais la trajectoire de 2026 pointe vers un renouvellement du club des quatre pires octobres jamais mesurés.

La différence essentielle tient au fait qu’une anomalie exceptionnelle est devenue une anomalie habituelle. Depuis 2016, l’Antarctique a basculé dans un nouveau régime où la banquise ne se reconstitue plus complètement l’hiver. La perte n’est plus un accident. Elle est la structure. Et la structure signe, en octobre après octobre, un livre des records qui ne comporte plus que des dates récentes.

La physique des jours qui suivent le maximum

Après le pic saisonnier, la banquise commence son démantèlement. Les rayons revenants font céder les bordures les plus fines. Le vent, la houle, la salinité, la température de l’eau et les fissures reprennent leur travail. Un maximum bas engage une décrue précoce, qui elle-même engage un minimum plus bas encore l’été suivant. Le mécanisme se replie sur lui-même.

Cet enchaînement n’est pas une prophétie. Il est une conséquence lue déjà par les briefings mensuels de Copernicus. Le mot clé n’est pas récupération, c’est mémoire. La banquise vote régulièrement pour le déclin.

Un maximum affaibli engendre un octobre appauvri. Ce n’est plus une hypothèse, c’est une comptabilité.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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