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CHRONIQUE : Le Kazakhstan, Tokaïev et le pipeline pétrolier vers la Chine
Crédit: Adobe Stock

Kassym-Jomart Tokaïev, président depuis 2019, réélu en 2022, a fait de la multivectorialité une doctrine. Il n’a rien renié à Moscou, rien promis à Washington, rien concédé à Bruxelles. Mais il a signé en mai 2026 la ratification de l’accord Kazakhstan-Chine sur la protection mutuelle des investissements, lancé avec CNPC l’étude de faisabilité pour l’expansion du pipeline en juillet 2026, et reçu à Astana le 1er juillet 2026 le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze pour renforcer Bakou-Tbilissi-Ceyhan.

La doctrine multivectorielle, mode d’emploi

La doctrine multivectorielle n’est pas une neutralité. C’est une équidistance active, une gestion du risque géopolitique par la diversification systématique des dépendances. Tokaïev ne veut pas dépendre à quatre-vingts pour cent de Moscou pour ses exportations pétrolières. Il ne veut pas non plus dépendre à quatre-vingts pour cent de Pékin. Il veut vingt à trente pour cent partout, un ratio qui protège d’un chantage bilatéral tout en évitant le coût politique d’une rupture visible avec l’un des deux voisins, tout en offrant à Washington, à Bruxelles et à Ankara des points d’accroche commerciaux qui les rendent parties prenantes de la stabilité kazakhe.

La signature du 25 mai 2026 et son message oblique

Le 25 mai 2026, Tokaïev signait la loi de ratification de l’accord bilatéral avec Pékin sur l’encouragement et la protection mutuelle des investissements. La signature, prosaïque dans sa forme juridique, disait beaucoup. Elle offrait aux investisseurs chinois une garantie légale renforcée sur le sol kazakh, à l’heure précise où le Kremlin, empêtré dans sa guerre, ne pouvait plus offrir la même stabilité contractuelle. Une signature de plus, et un cran de plus vers l’est.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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