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CHRONIQUE : Ozon frappée par des drones ukrainiens dans Rostov, la logistique civile russe entre en guerre
Crédit: Adobe Stock

Ozon n’est pas un site marchand parmi d’autres. C’est le site marchand d’un pays qui, depuis 2022, a été coupé d’une bonne partie du commerce en ligne occidental et qui a bâti, autour de deux plateformes intérieures, une infrastructure numérique de substitution. Wildberries et Ozon, les deux mastodontes russes, tiennent ensemble la majorité de l’e-commerce national. Frapper Ozon, c’est envoyer un signal qui traverse toute la société consommatrice russe, jusque dans les banlieues de Moscou où l’on commande son ravitaillement en un clic.

Un chiffre qui ne se plaide pas

Selon des sources militaires ukrainiennes, plus de 292 millions de dollars de biens à double usage ou militaires auraient transité par les vendeurs Ozon entre août 2025 et juillet 2026. Le mot dual-use est devenu la clé qui déverrouille la cible. Sur un marché apparemment civil, s’écoulent des composants, des optiques, des radios, des générateurs, des drones commerciaux qui remontent ensuite vers la ligne de front.

La cible qui se justifie sans se raconter

Kyiv n’a pas besoin de lire un dossier interne d’Ozon pour identifier une cible : il suffit d’observer ce qui arrive dans les tranchées russes pour comprendre par où cela est passé. La logique de la frappe est simple, presque brutale : si l’économie civile russe finance et alimente la guerre, elle en devient une composante, et donc une cible militairement défendable au regard du droit des conflits armés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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