Voilà la patente.
Supposons qu’hier un producteur canadien pouvait vendre son pétrole 80 dollars le baril.
Une crise mondiale éclate.
L’offre internationale se resserre.
Des acheteurs sont maintenant prêts à payer 100, 110 ou 120 dollars.
La compagnie canadienne va-tu continuer à vendre son pétrole 80 dollars aux Canadiens par patriotisme?
Ben non.
Elle va demander le prix qu’elle peut obtenir sur le marché.
Économiquement, c’est parfaitement logique.
Mais politiquement, ça soulève une question en tabarnak.
À quoi sert d’être l’un des plus importants producteurs de pétrole de la planète si le citoyen qui habite sur cette richesse n’obtient pratiquement aucune protection lorsqu’une pénurie survient ailleurs?
La rareté des autres devient notre facture
C’est ça qu’on devrait expliquer au monde.
Pas :
« Ormuz n’affecte pas le Québec. »
Parce que ce serait faux.
La vraie question est :
Pourquoi accepte-t-on que la rareté internationale devienne automatiquement le prix local d’une ressource qu’on produit nous-mêmes en abondance?
Le Canada produit beaucoup plus de pétrole brut qu’il n’en consomme.
Une énorme partie de cette production est exportée, principalement vers les États-Unis.
On n’est donc pas un petit pays sans pétrole qui attend anxieusement qu’un navire arrive du Moyen-Orient pour continuer à faire fonctionner ses camions.
On est assis sur la ressource.
Le pétrole est canadien quand vient le temps de le défendre
C’est peut-être ça, la partie la plus insultante.
Quand vient le temps de construire un pipeline :
notre pétrole.
Quand vient le temps de défendre l’industrie :
nos emplois.
Quand vient le temps de réclamer des infrastructures :
notre sécurité énergétique.
Quand vient le temps de parler de géopolitique :
nos ressources naturelles.
Mais quand vient le temps de remplir ton Civic à 1,99 $ le litre?
Ah non.
Là, mon chum…
c’est le marché mondial.
Là, tout à coup, le pétrole n’est plus vraiment « à nous ».
Il appartient au plus offrant.
Une propriété assez étrange
Les risques sont locaux.
Les infrastructures sont locales.
Les débats environnementaux sont locaux.
Les emplois sont locaux.
Les programmes publics sont locaux.
Les conséquences politiques sont locales.
Mais le prix payé par le citoyen?
International.
Nous avons donc réussi l’exploit extraordinaire de posséder la vache, de nourrir la vache, de transporter le lait, de transformer le lait…
pis de devoir acheter notre pinte au prix fixé par l’encan mondial.
Et là arrive l’Institut économique de Montréal
Quand le litre explose, l’Institut économique de Montréal possède une solution qu’il affectionne particulièrement :
baissez les taxes.
En 2026 encore, l’IEDM a réclamé des réductions de taxes sur l’essence et a notamment demandé que la suspension de l’accise fédérale devienne permanente.
Et soyons clairs.
Les taxes sur l’essence sont importantes.
À deux dollars le litre, les gouvernements prennent effectivement plusieurs dizaines de cents.
On peut parfaitement débattre du niveau de taxation.
On peut même parfaitement défendre une baisse temporaire lorsqu’une crise frappe durement les ménages.
Mais venez pas nous faire croire que la taxe explique la flambée.
Une taxe fixe ne se réveille pas en Iran
La taxe québécoise sur les carburants ne double pas parce qu’un tanker reste pris dans le golfe Persique.
L’accise fédérale ne se réveille pas un matin en regardant CNN avant de décider de prendre quinze cennes supplémentaires.
Une bonne partie de ces taxes sont fixes par litre.
Lorsque l’essence passe brutalement de 1,50 $ à 2 $, l’essentiel des cinquante cents supplémentaires n’est donc pas créé par une hausse équivalente des taxes fixes.
Les taxes de vente augmentent effectivement avec le prix.
Mais elles n’expliquent qu’une partie de l’augmentation.
Les taxes contribuent énormément au niveau du prix.
Elles n’expliquent pas à elles seules la vitesse et l’ampleur d’une flambée.
C’est une distinction fondamentale.
Privatiser la hausse, socialiser le rabais
Parce que sinon, la logique devient magnifique.
Une guerre augmente la valeur mondiale du pétrole.
Le producteur peut vendre son brut plus cher.
Le raffineur évolue dans un marché où les produits pétroliers valent davantage.
Le grossiste ajuste son prix.
Pis la solution proposée au citoyen, c’est :
« Le gouvernement devrait abandonner une partie de ses revenus. »
Autrement dit :
la pétrolière conserve le prix mondial;
le contribuable finance le rabais.
Magnifique.
Privatise la hausse.
Socialise la baisse.
Après ça, appelle ça de la rigueur économique.
Le contribuable et l’automobiliste sont la même personne
Parce qu’il y a une autre petite merveille dans ce raisonnement.
Quand tu coupes profondément les revenus de l’État, cet argent-là ne disparaît pas dans un vortex interdimensionnel.
Il manque quelque part.
Routes.
Santé.
Éducation.
Transport collectif.
Services municipaux.
Ou dette.
Le contribuable et l’automobiliste, ce n’est pas deux personnes différentes.
C’est le même pauvre tabarnak.
Dans une poche, il paie son essence.
Dans l’autre, il finance les services publics.
Alors oui, réduisons temporairement une taxe si ça permet de traverser une crise.
Mais demander uniquement à l’État d’absorber le choc pendant que tout le reste de la chaîne conserve les avantages du prix mondial?
Ça mérite au minimum une discussion.
Non, 1,50 $ sur un litre à 2 $ n’est pas du profit pétrolier
Faut être sérieux là-dessus.
Dire que les pétrolières empochent automatiquement 1,50 $ de profit sur un litre vendu 2 $ serait faux.
La portion hors taxes comprend énormément de choses :
le pétrole brut, le raffinage, le transport, la distribution, les frais réglementaires, les coûts commerciaux, la marge du détaillant et les profits des différents acteurs.
Ce n’est pas un immense bloc de profit.
Et on n’a même pas besoin de raconter ça pour poser les bonnes questions.
Au contraire.
La vérité est déjà assez grotesque.
Alors ouvrez les livres
Si toutes les hausses sont parfaitement justifiées, excellent.
Montrez-nous les chiffres.
Combien pour le brut?
Combien pour le raffinage?
Combien pour le transport?
Combien pour le prix de gros?
Combien pour la station-service?
Combien en taxes?
Combien en marge?
Quelle composante vient réellement d’augmenter?
De combien?
Pourquoi?
À quelle date?
Selon quel indice?
Parce qu’un marché où le vendeur connaît toutes les composantes du prix pendant que l’acheteur reçoit simplement une pancarte lumineuse avec trois chiffres dessus, c’est un drôle de marché transparent.
Ormuz a le dos large
Encore une fois :
Ormuz influence véritablement le marché pétrolier.
Une part majeure du commerce mondial de pétrole transite historiquement par cette région.
Une perturbation importante peut réduire l’offre disponible, modifier les anticipations et faire bondir les prix internationaux.
Ça, c’est réel.
Mais Ormuz ne répond pas automatiquement à toutes les questions.
Il peut expliquer une hausse du brut.
Il n’explique pas automatiquement chaque variation d’une marge de raffinage.
Il n’explique pas chaque écart régional.
Il n’explique pas chaque hausse au détail.
Il ne permet pas de prendre chaque augmentation observée entre le puits et la pompe et de l’étiqueter :
« Guerre. Circulez. »
Une crise n’est pas un chèque en blanc
Quand ton garagiste te présente une facture, il ne peut pas écrire :
« Instabilité mondiale : 800 $. »
Tu vas lui demander les pièces.
Le temps.
Le travail.
Le taux horaire.
Pourquoi l’industrie pétrolière devrait-elle bénéficier d’une transparence moindre alors qu’elle vend un produit indispensable à des millions de personnes?
Une guerre réelle peut expliquer une hausse réelle.
Elle ne devrait jamais devenir un chèque en blanc.
Le Venezuela n’est pas Ormuz, pis le Nicaragua encore moins
Autre problème dans le discours public : on met souvent toutes les crises internationales dans le même grand sac.
Mais elles n’ont évidemment pas toutes le même impact.
Le Venezuela possède d’immenses réserves de pétrole et peut influencer certains marchés, particulièrement celui du brut lourd.
Une variation importante de sa production peut donc compter.
Le détroit d’Ormuz est encore autre chose en raison du volume considérable de pétrole qui y transite.
Mais une instabilité politique dans un pays produisant très peu de pétrole n’a évidemment pas la même importance.
Tous les drapeaux sur une carte ne valent pas vingt cents le litre.
Chaque événement doit avoir son calcul
C’est ça qu’il faut exiger.
Vous dites qu’un événement international ajoute dix cents au litre?
Parfait.
Montrez-nous les dix cents.
Vous dites qu’un tarif américain va augmenter le prix?
Parfait.
Quel tarif?
Sur quel produit?
À quel taux?
Sur quel volume?
À partir de quelle date?
Avec quel effet estimé par litre?
La géopolitique n’est pas une formule magique permettant de remplacer les mathématiques.
Les tarifs américains ont eux aussi le dos large
Le Canada et les États-Unis ont un système énergétique profondément intégré.
Une grande quantité de pétrole canadien traverse la frontière.
Une partie du pétrole de l’Ouest canadien destinée à l’Ontario et au Québec emprunte même des infrastructures passant par les États-Unis avant de revenir au Canada.
Donc oui, des changements tarifaires ou commerciaux peuvent réellement nous affecter.
Mais encore une fois :
un tarif n’est pas automatiquement égal à la hausse qu’on voit demain matin à la pompe.
Il faut regarder le produit touché, les exemptions, les contrats, les stocks, le taux de change, le raffinage et la capacité des différents acteurs à absorber ou transmettre le coût.
Le mot « tarif » n’est pas une facture
La prochaine fois qu’on vous dit :
« Trump menace d’imposer des tarifs, préparez-vous à payer plus cher. »
Demandez simplement :
Combien?
Pourquoi?
Selon quel calcul?
Et surtout :
qui absorbe quoi?
Parce qu’entre un décret présidentiel et ta station-service, il existe toute une chaîne économique.
Cette chaîne mérite d’être examinée.
Le fameux effet fusée-parachute
Et voilà probablement l’une des perceptions qui rendent les automobilistes les plus méfiants.
Une mauvaise nouvelle internationale arrive?
La fusée décolle.
Le pétrole augmente.
Le prix de gros monte.
Les pancartes changent.
Très vite.
Mais quand les tensions diminuent?
Quand le pétrole redescend?
Quand les marchés se calment?
Là, tout à coup, la machine semble parfois retrouver une patience admirable.
Le parachute descend tranquillement.
Ce phénomène mérite d’être surveillé
Ça ne signifie pas automatiquement qu’il y a collusion.
Les inventaires, les coûts de remplacement, la concurrence locale et les délais commerciaux peuvent créer des asymétries parfaitement légitimes.
Mais lorsque des millions de consommateurs ressentent constamment cette impression, la bonne réponse n’est pas :
« Vous ne comprenez pas l’économie. »
La bonne réponse est :
« Voici les données. »
Publiez-les.
Comparez-les.
Expliquez-les.
Rendez-les accessibles.
Ce qui manque, ce n’est pas du pétrole
Le Canada possède d’immenses ressources pétrolières.
Il produit beaucoup plus de pétrole qu’il n’en consomme.
Il constitue le principal fournisseur étranger de pétrole brut des États-Unis.
Le Québec est alimenté principalement par des sources nord-américaines.
Nous disposons de raffineries au pays.
Nous disposons d’infrastructures.
Nous disposons de marchés.
Alors non.
Ce qui manque n’est pas le pétrole.
Ce qui manque, c’est un véritable rapport de force entre le citoyen qui doit acheter cette énergie, l’industrie qui la vend et les gouvernements qui l’encadrent.
Être producteur devrait au moins signifier quelque chose
Personne ne demande qu’une pétrolière vende volontairement son baril cinquante dollars lorsqu’elle peut en obtenir cent.
Personne ne prétend que les prix internationaux devraient disparaître.
Personne ne demande que l’État fixe arbitrairement le prix de chaque litre sur une napkin au Tim Hortons.
Mais être un grand pays producteur devrait au minimum nous permettre de poser cette question :
comment la population peut-elle bénéficier davantage de la richesse énergétique produite sur son propre territoire?
Redevances?
Taxes sur des profits véritablement exceptionnels?
Réductions fiscales temporaires?
Crédits directs aux ménages?
Aides ciblées aux travailleurs des régions?
Mécanismes automatiques de stabilisation?
Meilleure surveillance des marges?
Il existe plusieurs possibilités.
Le débat ne devrait pas être interdit avant même d’avoir commencé.
Taxer les profits exceptionnels n’est pas une baguette magique non plus
Il faut être aussi honnête de l’autre côté.
Une taxe sur les profits extraordinaires ne fera pas nécessairement baisser immédiatement le prix affiché à la station-service.
Ce sont deux mécanismes différents.
Si l’objectif est de réduire immédiatement le prix payé à la pompe, une réduction fiscale temporaire peut être plus directe.
Si l’objectif est plutôt d’empêcher que toute la rente créée par une crise internationale soit captée par les producteurs et leurs actionnaires, une fiscalité ciblant les profits excédentaires peut faire partie de la discussion.
On peut faire plus qu’une chose à la fois
C’est ça qui est absurde dans le faux débat actuel.
On peut temporairement diminuer certaines taxes.
On peut exiger que la réduction soit réellement transmise aux consommateurs.
On peut surveiller les marges.
On peut publier les composantes du prix.
On peut enquêter lorsque certaines marges explosent.
On peut récupérer une partie d’une rente réellement exceptionnelle.
On peut redistribuer cette somme aux ménages les plus touchés.
On n’est pas obligés de choisir entre donner tout le pouvoir au gouvernement ou tout le pouvoir aux pétrolières.
Jean-Guy, lui, ne peut pas « répercuter ses coûts »
C’est facile de parler de marché lorsqu’on regarde un graphique.
Mais le marché, pour Jean-Guy à Shawinigan, c’est autre chose.
Jean-Guy travaille à trente-huit kilomètres de chez lui.
Il n’a pas de métro.
Il n’a pas de train.
L’autobus passe trois fois par jour, quand il passe.
Son patron ne lui verse pas une prime « Brent à 105 dollars ».
Son hypothèque ne baisse pas parce que l’essence augmente.
Son épicerie ne lui offre pas un rabais géopolitique.
Alors Jean-Guy paie.
Encore.
Et encore.
Le marché fonctionne. Jean-Guy, un peu moins.
Quand le pétrole monte :
le marché fonctionne.
Quand l’essence monte :
le marché fonctionne.
Quand les profits augmentent :
le marché fonctionne.
Quand le gouvernement coupe une taxe :
le marché fonctionne.
Quand Jean-Guy n’arrive plus à mettre cent vingt piasses dans son char pour aller travailler?
Le marché fonctionne encore.
C’est juste Jean-Guy qui fonctionne pu.
Le problème n’est pas qu’on ne comprend pas le marché
On le comprend très bien.
On comprend qu’une entreprise veut vendre au meilleur prix.
On comprend qu’un conflit peut réduire l’offre mondiale.
On comprend que le pétrole canadien est intégré au marché nord-américain.
On comprend que le raffinage coûte quelque chose.
On comprend que transporter et distribuer l’essence coûte quelque chose.
On comprend que les gouvernements taxent le carburant.
On comprend tout ça.
Ce qu’on refuse, c’est qu’on transforme cette complexité en excuse permettant de ne plus poser aucune question.
Expliquez-nous chaque cenne
Vous voulez augmenter le litre de douze cents?
Parfait.
Expliquez les douze cents.
Trois cents de brut?
Deux cents de raffinage?
Un cent de transport?
Deux cents de change?
Quatre cents de marge?
Montrez-les.
Parce qu’on a assez entendu :
« C’est compliqué. »
Ça peut être compliqué.
Ça peut quand même être transparent.
On possède le pétrole seulement quand vient le temps de le défendre
Au fond, c’est peut-être ça qui résume toute la patente.
Notre pétrole est canadien lorsqu’on veut nous convaincre de soutenir l’industrie.
Il devient mondial lorsqu’on arrive devant la pompe.
Notre richesse est nationale lorsqu’on parle de création d’emplois.
Elle devient internationale lorsqu’on demande pourquoi le litre vient de grimper.
Nos pipelines sont une question d’intérêt national.
Nos réserves sont une question de puissance nationale.
Nos producteurs sont des champions nationaux.
Mais le consommateur?
Juste un client.
Et c’est là que ça devient franchement insultant
Parce qu’on ne demande même pas que le pétrole soit gratuit.
On demande que notre statut de producteur signifie quelque chose.
On demande de la transparence.
On demande que les crises ne deviennent pas automatiquement des modèles d’affaires.
On demande que les gouvernements cessent de présenter la réduction des taxes comme la seule solution imaginable.
On demande que les profits exceptionnels puissent eux aussi entrer dans la conversation.
On demande que le risque soit partagé.
Et surtout :
on demande qu’on arrête de nous prendre pour des caves.
La prochaine fois qu’on vous parle d’Ormuz
Ne dites pas :
« Ormuz n’a aucun rapport. »
Vous donneriez à vos adversaires exactement l’erreur qu’ils attendent.
Dites plutôt :
« Montrez-moi combien. »
Combien de cents viennent réellement du brut?
Combien du raffinage?
Combien du transport?
Combien des taxes?
Combien de la marge?
Combien d’un tarif?
Combien d’une guerre?
Combien d’un problème d’approvisionnement?
Combien d’une anticipation du marché?
Pis surtout :
qui empoche quoi?
Parce que le vrai scandale est là
Le scandale n’est pas qu’Ormuz influence le Québec.
Il l’influence.
Le scandale, c’est que personne ne semble vouloir discuter sérieusement de qui doit absorber le choc lorsqu’une crise internationale fait exploser la valeur d’une ressource que nous produisons nous-mêmes.
Le citoyen?
L’État?
Le producteur?
Le raffineur?
Le distributeur?
Tout le monde un peu?
Ça, c’est une question politique.
Pas une loi de la physique.
Notre pétrole. Leur prix. Notre facture.
Le Canada produit énormément de pétrole.
Il en exporte énormément.
Les États-Unis achètent énormément de brut canadien.
Le Québec reçoit son pétrole essentiellement d’Amérique du Nord.
Nous avons des raffineries.
Nous avons des pipelines.
Nous avons les travailleurs.
Nous avons les ressources.
Mais chaque fois que le monde prend feu, on découvre que tout ça ne donne pratiquement aucun privilège au citoyen qui fait son plein.
On possède le puits.
On possède une partie des pipelines.
On possède les raffineries.
On fournit massivement notre voisin.
Et quand la planète panique?
On paie notre propre pétrole comme si on venait de le découvrir chez quelqu’un d’autre.
Cherchez l’erreur.
Signé Maxime Marquette, Chroniqueur
Sources :
1. Régie de l’énergie du Québec — Origine du pétrole consommé au Québec
https://www.regie-energie.qc.ca/fr/foire-aux-questions/produits-petroliers/le-petrole
2. Régie de l’énergie du Québec — Composition et détermination du prix de l’essence
https://www.regie-energie.qc.ca/fr/foire-aux-questions/produits-petroliers/prix
3. Régie de l’énergie du Canada — Analyse de la sécurité énergétique et du commerce pétrolier canadien
https://www.cer-rec.gc.ca/en/data-analysis/canada-energy-future/2026/analysis-energy-security-and-trade-diversification/
4. Ressources naturelles Canada — Marchés du pétrole et mécanismes de fixation des prix
https://natural-resources.canada.ca/domestic-international-markets/canada-doest-regulate-crude-oil-fuel-prices
5. U.S. Energy Information Administration — Marché mondial du pétrole et détroit d’Ormuz
https://www.eia.gov/outlooks/steo/report/global_oil.php
6. Institut économique de Montréal — Position sur la taxe d’accise fédérale sur l’essence
https://www.iedm.org/fr/reaction-labolition-de-la-taxe-daccise-sur-lessence-doit-etre-permanente-affirme-liedm/
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.