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ÉDITORIAL : Le Kremlin invoque la foi, les croyants ne lui doivent pas l’obéissance
Crédit: Adobe Stock

Une promesse doit rencontrer ses actes

Un gouvernement peut se réclamer de la famille, de la tradition ou de la spiritualité. Ces mots ne disent pas encore comment il traite une personne qui refuse son autorité. Ils décrivent l’image qu’il veut donner de lui-même.

Pour juger cette image, il faut quitter les slogans. Qui peut pratiquer librement ? Qui peut contester ? Quelles communautés peuvent garder leurs lieux, leurs responsables et leur autonomie ? Qu’arrive-t-il à celles que le pouvoir considère comme suspectes ?

La protection devient une domination lorsqu’elle exige de la personne protégée qu’elle renonce à choisir. Ce n’est pas une querelle de vocabulaire. C’est la différence entre un droit et une permission révocable.

La foi ne doit pas servir de camouflage

La Commission américaine sur la liberté religieuse internationale, l’USCIRF, a consacré un rapport aux violations commises dans les territoires ukrainiens occupés par la Russie. Ce travail replace le problème dans une histoire commencée avant l’invasion à grande échelle de 2022.

Il faut conserver cette profondeur temporelle. Tous les faits réunis dans un article publié cette semaine ne se sont pas produits cette semaine. Une date de publication n’efface pas la chronologie des violences.

Elle peut toutefois rendre visible leur continuité. Et rappeler une chose simple : le langage religieux d’un pouvoir n’annule jamais l’obligation d’examiner ses méthodes, ses décisions et les personnes qui en subissent les conséquences.

La protection se mesure à la liberté laissée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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