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ÉDITORIAL : Quand une nuance de gris efface la Crimée, l’ONU se trompe de couleur et de courage
Crédit: Adobe Stock

Une résolution née d’une juste cause

Corriger la carte. L’intention était bonne. Le Togo a porté le texte. L’Union africaine l’a soutenu. Cent soixante-quatre pays l’ont adopté.

Depuis des siècles, la projection de Mercator gonfle le Nord et rétrécit le Sud. L’Afrique paraît minuscule. Le Groenland paraît immense. C’est faux. C’est mathématiquement, géographiquement, moralement faux. La projection Equal Earth corrige cette distorsion historique et rend à l’Afrique sa taille réelle. Une victoire cartographique légitime.

On peut redresser un mensonge et en fabriquer un autre dans le même geste

Le prix caché d’une bonne intention

Mais voilà. Une carte ne dessine pas que des surfaces. Elle dessine des appartenances.

Et dans le même mouvement où l’on rendait justice à un continent entier, on retirait à un pays européen une part de lui-même. Par une teinte. Par un choix graphique. Par une négligence qui, à ce niveau de responsabilité, cesse d’être une négligence. Le droit international n’a jamais reconnu l’annexion de 2014. Aucune résolution ne l’a jamais validée. La Crimée demeure ukrainienne en droit.

La justice pour les uns ne se paie pas avec l’amputation des autres

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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