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ANALYSE : Pritzker mise 20 millions pour reprendre la Chambre
Crédit: Adobe Stock

Vingt pour cent d’inspections en moins

Depuis la fête du Travail dernière, un rapport du Guardian dresse un constat sans ambiguïté : l’administration Trump mène l’offensive la plus agressive contre les travailleurs et les syndicats de toute présidence moderne aux États-Unis.

Le chiffre qui ouvre le dossier concerne la sécurité au travail. L’Occupational Safety and Health Administration a réduit ses inspections de vingt pour cent par rapport à la dernière année du mandat de Joe Biden. Moins d’inspections signifie moins de contrôles sur les lieux à risque, et davantage d’accidents qui échappent à toute vérification préventive.

L’administration a aussi retardé à plusieurs reprises l’application d’une règle destinée à limiter l’exposition à la poussière de silice, un agent qui continue d’affliger et de tuer des mineurs de charbon atteints de la maladie du poumon noir. Le retard n’est pas un détail technique. Il se traduit, concrètement, par des poumons qui continuent de se charger de poussière que la règle aurait dû limiter.

On ne retarde pas une règle sur la silice par oubli. On la retarde parce que quelqu’un, quelque part, y trouve un coût trop élevé à assumer.

Un million de fonctionnaires visés

L’offensive s’étend au droit de négociation collective. Trump pousse une campagne visant à priver un million d’employés fédéraux de leur capacité à négocier collectivement. Les agences ciblées ne sont pas marginales : la Transportation Security Administration, le Department of Veterans Affairs, le Department of Agriculture, l’Environmental Protection Agency et la NASA.

Ce ne sont pas des institutions périphériques. Ce sont les agences qui inspectent les aéroports, soignent les vétérans, protègent l’environnement et envoient des humains dans l’espace. Leur capacité collective à négocier des conditions de travail est en train d’être démantelée par décret administratif plutôt que par un débat parlementaire ouvert.

L’administration a également proposé de supprimer les protections fédérales de salaire minimum et d’heures supplémentaires pour trois millions de travailleurs à domicile qui s’occupent de personnes âgées et de personnes handicapées. Trump a par ailleurs annulé une règle datant de l’ère Biden qui aurait étendu le paiement des heures supplémentaires à quatre virgule trois millions de salariés.

Trois millions ici, quatre virgule trois millions là. Les chiffres s’additionnent silencieusement, sans qu’aucun d’eux ne fasse à lui seul la manchette d’un soir.

Personne ne perd sa protection salariale en une seule décision spectaculaire. On la perd un décret à la fois, jusqu’à ce que la somme devienne un système.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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