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ANALYSE : Moldavie, Roumanie — la Russie efface les postes-frontières un par un
Crédit: Adobe Stock

La séquence moldave

La frappe du 9 septembre était la troisième contre la frontière moldave en trois semaines. Le 21 août, le poste-frontière de Tabaky a été touché : bâtiments endommagés, incendies, circulation des personnes et des véhicules suspendue. Certains des drones russes engagés cette nuit-là ont traversé le territoire moldave. Le 25 août, une attaque de drones contre le passage de Vynohradivka-Vulcănești a forcé sa fermeture.

Trois postes-frontières, trois fermetures, en vingt jours. Pour un pays enclavé en guerre dont les exportations transitent par ses voisins, chaque poste fermé est une artère coupée.

Ce n’est pas du harcèlement. C’est de l’asphyxie logistique méthodique.

La séquence roumaine

Du côté de la Roumanie — membre de l’OTAN depuis 2004 — la séquence est tout aussi nette. Dans la nuit du 1er septembre, une attaque de drones Shahed a frappé le poste-frontière d’Orlivka : le bâtiment et ses abords ont été touchés, un incendie s’est déclaré. Dans la nuit du 6 septembre, de nouvelles frappes ont visé les infrastructures frontalières du district d’Izmaïl, touchant encore une fois Orlivka. Deuxième attaque en une semaine, troisième depuis le début de la guerre.

Et il y a le précédent du 29 mai 2026, celui qui a failli tout faire basculer : un drone engagé dans une attaque sur le secteur d’Izmaïl a franchi la frontière et frappé un immeuble d’habitation dans la ville roumaine de Galaţi, blessant deux personnes. La Roumanie a fait décoller ses F-16.

Un immeuble résidentiel touché en territoire de l’OTAN, deux blessés, des chasseurs en l’air — et le monde est passé à autre chose en quarante-huit heures.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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