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CHRONIQUE : Epstein, le silence qui dure et l’homme qui a payé 158 millions
Crédit: Adobe Stock

Le 3 septembre, salle 2154

Leon Black. Cofondateur d’Apollo Global Management. Un des hommes les plus riches de Wall Street. Un des cinq clients qui payaient Epstein, selon le témoignage du comptable Richard Kahn rapporté par le président de la commission.

Il devait comparaître sous serment le 3 septembre. Deux assignations pesaient sur lui depuis juin : produire ses accords de confidentialité, et revenir déposer.

Il n’est pas venu.

La chaise vide est restée vide. James Comer l’a dit lui-même : de tous les puissants entendus, c’est la première fois que quelqu’un poursuit.

La poursuite du matin

Avant l’heure de la déposition, Black avait déposé sa plainte au tribunal fédéral du district de Columbia. Sa thèse : la commission dépasse son mandat. Une assignation doit servir un but législatif légitime, et celle-ci, dit-il, va chercher des informations privées sans lien avec Epstein.

Son avocate, Susan Estrich, parle d’une partie de pêche. D’une tentative de détruire son client. D’un abus de pouvoir du Congrès.

Comer, lui, parle d’un homme qui se cache derrière une poursuite. Il précise que la commission a offert plusieurs occasions de coopérer, et que Black les a toutes déclinées.

Les deux ont peut-être raison en droit. C’est ça, le problème.

Une chaise vide parle plus fort qu’un témoin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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