L’ami qu’on ne rappelle pas
Vous l’avez prouvé, point par point, et la personne en face a fini par se taire.
Le soir, la chaise à côté est vide. Le téléphone aussi.
On connaît tous ça. Pas la scène exacte. Le goût. Celui d’une victoire qui ne réchauffe rien.
La dispute gagnée
Robert Waldinger dirige la plus longue étude jamais menée sur le bonheur. Il l’admet lui-même : il est facile de s’isoler, de se laisser prendre par le travail, et d’oublier qu’on n’a pas vu ses amis depuis longtemps.
Un psychiatre de Harvard qui oublie de rappeler ses amis. Ça rassure, presque.
Le mécanisme est le même pour tout le monde. Il ne dépend pas du diplôme.
Une phrase venue de Barcelone
Depuis ce samedi, une phrase circule dans les médias santé. Un ego démesuré empêche d’être heureux.
Elle vient d’un médecin, Manuel Sans Segarra, et d’une vidéo TikTok publiée en 2025. Top Santé l’a reprise ce 12 septembre 2026, avec un titre d’alerte.
Le médecin parle de plaisir, d’ego, de bonheur authentique. Il a une intuition. La preuve, on va la chercher.
Avoir raison ne réchauffe pas une chaise vide.
Un chirurgien, pas un psychiatre
D’abord, qui parle.
Manuel Sans Segarra est docteur en médecine et chirurgie de l’Université de Barcelone. Chirurgien général et digestif. Chef de service à l’hôpital universitaire de Bellvitge, pionnier de la laparoscopie, président de la section senior du Collège des médecins de Barcelone.
C’est un grand parcours. Ce n’est pas un parcours de psychiatre.
Bellvitge
Un autre article de Top Santé, le même jour, le qualifie pourtant de psychiatre. Sa biographie officielle dit autre chose.
Le détail compte. Un chirurgien qui parle de l’ego parle en homme d’expérience, pas en clinicien du sujet. Ça ne le disqualifie pas. Ça situe sa parole.
Le virage
Le tournant de sa carrière est raconté sur son site. Une garde aux urgences. Un patient en mort clinique, réanimé, opéré, qui lui confie ensuite une expérience de mort imminente.
Depuis, le médecin étudie ces expériences. Il conclut que la méthode scientifique classique ne peut pas tout expliquer, et cherche des réponses dans la physique théorique : superposition, intrication.
Il appelle ça la supraconscience. Une conscience qui existerait au-delà du corps.
Ce n’est pas un consensus scientifique. Le dossier ne permet ni de le confirmer ni de le contredire. On le note. On avance.
Le bistouri connaît le corps. L’ego, c’est une autre salle.
Six millions d’abonnés et une prévente
La phrase sur l’ego n’est pas tombée du ciel.
Infobae la rapporte le 18 septembre 2025 : une vidéo TikTok, publiée pour la sortie de son nouveau livre, Ego y Supraconciencia.
Un livre. Une vidéo. Un titre qui claque.
La vidéo qui vend
Rien d’illégal, rien de caché. Un auteur fait la promotion de son livre. Mais le lecteur a le droit de savoir d’où vient la phrase qu’on lui sert comme une alerte médicale.
Elle vient d’un plan de lancement.
Ce que le site annonce
Le site officiel du médecin affiche plus de six millions de personnes qui suivent son contenu. Un programme en ligne à vie. Un nouveau livre, La Humanidad en Crisis, en prévente jusqu’au 16 septembre 2026. Une tournée : Séville, Porto, Valence, Bogotá, Buenos Aires, Santiago, Barcelone. Plusieurs dates affichent complet.
Son livre précédent est présenté, par le site lui-même, comme le livre de non-fiction le plus lu d’Espagne en 2025, avec plus de 400 000 lecteurs. Le chiffre vient de l’auteur. Personne ne l’a vérifié pour nous.
Un homme qui remplit des salles en parlant de l’ego. Il y a une ironie là-dedans. Il n’y a pas de faute.
Le plaisir, les habitudes, la voiture neuve
Que dit-il, au juste ?
Le plaisir, selon lui, est l’expression de l’ego. Et l’ego ne donnera jamais le bonheur authentique.
Le plaisir, c’est l’emploi obtenu, l’examen réussi, la voiture neuve. Une satisfaction qui légitime. Elle passe.
La thèse
Son mécanisme tient en une chaîne. L’ego bouge par une dynamique mentale, le caractère. Le caractère se structure par des habitudes. Les habitudes font les pensées. Les pensées font les sentiments. La vie affective découle de la pensée.
C’est cohérent. C’est aussi une thèse, pas une mesure.
La dopamine sans étude
Infobae ajoute que, pour lui, l’individualisme produit une fausse sensation de dopamine, et que le vrai bonheur dépend de la capacité de vivre tourné vers l’extérieur : l’amour, les soins, la famille, les amis.
Le mot dopamine fait sérieux. Aucune étude n’accompagne le mot.
La direction, elle, tient : vivre vers les autres plutôt que vers soi. La preuve se trouve ailleurs. Chez des gens qui comptent.
Deux robinets
L’image la plus utile du dossier ne vient pas de Barcelone. Elle vient d’un hôpital public du nord de la France.
L’EPSM Lille-Métropole, à Armentières, offre un programme de pleine conscience. La séance 11 porte un titre modeste : améliorer mon estime pour moi et me détacher de l’ego.
L’ego, y lit-on, c’est la représentation qu’on a de soi. Le fondement de la personnalité. Ce qui permet de devenir autonome. Le revers : dès qu’on se sépare des autres, on peut se comparer à eux.
Le regard des autres
L’estime de soi se remplit par deux robinets, explique le programme. Le robinet externe : les autres et la société me renvoient du positif. Le robinet interne : je porte un regard positif sur moi-même, mes expériences, mes actions.
L’enfant commence par le robinet externe. Regarde-moi, maman. Puis l’autre s’ouvre, doucement, et l’adulte dépend un peu moins du regard des autres. Un peu moins. Jamais complètement.
Quand le robinet se ferme
Et voici ce qui manque à la vidéo.
Quand l’ego est fortement blessé, le robinet interne cesse de couler. Comme si on n’était plus crédible pour soi-même. L’humeur se met alors à osciller selon le climat des interactions sociales. On devient dépendant des autres pour se sentir bien.
Un ego démesuré, ce n’est pas un réservoir trop plein. C’est souvent un robinet à sec, et une soif qu’on va mendier dehors.
Le robinet interne ne coule plus. Tout le reste en découle.
J’ai toujours raison
Le programme d’Armentières va plus loin. Avoir une haute estime de soi ne rend pas forcément heureux.
Le problème n’est pas l’estime. C’est la fusion rigide avec les pensées qu’on a sur soi.
La fusion
Prenez quelqu’un qui fusionne avec cette idée : j’ai toujours raison. Il a confiance. Son humeur est bonne. Mais il ne sait pas se remettre en question. Ses relations se tendent, puis finissent en conflit, parce qu’il n’écoute jamais. Il se sent incompris. Il est en colère contre les autres. Et il souffre aussi.
C’est la dispute gagnée du début. Version clinique.
L’ego, la plupart du temps, ne cherche qu’à se défendre. Il renvoie la faute entière à l’autre. C’est protecteur, dit le programme. Et ça abîme les relations avec les proches, ceux-là mêmes qui nous soutiennent.
Les quatre stratégies
Quand l’ego est fragile, l’esprit compense. Il cherche dehors ce qui ne coule plus dedans. Quatre stratégies, selon la séance : séduire pour être aimé ; travailler pour être félicité ; aider pour obtenir de la reconnaissance ; se plaindre pour être soutenu.
Et ces stratégies prennent toute la place. Trop de séduction. Trop de travail. Trop de plaintes.
La conclusion du document est sans appel. La place que l’ego occupe dans nos pensées révèle une souffrance. Pas une force.
Le narcissiste ordinaire va bien
Maintenant, la contre-preuve. Parce qu’elle existe, et qu’elle contredit le chirurgien sur un mot : jamais.
Cinq études
En 2004, Constantine Sedikides et ses collègues publient cinq études dans la principale revue de psychologie de la personnalité. Leur question : les narcissistes ordinaires sont-ils en bonne santé psychologique ?
Réponse : oui. Le narcissisme normal est corrélé à moins de tristesse et de dépression, moins de solitude, moins d’anxiété, plus de bien-être, et même plus de satisfaction dans le couple.
Le gros ego, en moyenne, se porte bien. Ça pique.
Tant que l’estime tient
Sauf que les chercheurs ont poussé plus loin. L’estime de soi explique entièrement la relation. Le narcissisme n’est bénéfique que dans la mesure où il s’accompagne d’une haute estime de soi.
Retirez l’estime. Il ne reste rien.
Autrement dit, ce n’est pas la taille de l’ego qui protège. C’est le robinet interne, encore lui. Tant qu’il coule, le narcissiste ordinaire va bien. Le jour où il se ferme, l’ego démesuré devient une façade sans eau derrière.
Le chirurgien a donc tort sur la lettre. On peut être narcissique et heureux. Il a raison sur le fond : ce bonheur-là tient à un fil, et le fil, c’est l’estime, pas la grandeur.
Le gros ego va bien. Jusqu’au jour où l’estime lâche.
Dix dollars avant dix-sept heures
La direction du médecin, vivre vers les autres, a été testée en laboratoire. Plusieurs fois.
Quarante-six étudiants
En 2008, Elizabeth Dunn, Lara Aknin et Michael Norton publient dans Science une étude devenue célèbre. Dépenser de l’argent pour les autres rendrait plus heureux que de le dépenser pour soi.
Un sondage national d’abord. Puis un suivi de gens qui touchent une prime. Et enfin l’expérience : 46 étudiants, 5 ou 20 dollars en poche, tirés au sort pour dépenser sur eux-mêmes ou sur quelqu’un d’autre dans la journée.
Ceux qui ont dépensé pour un autre se sont dits plus heureux le soir.
Le cadeau pour un autre
Quarante-six personnes. Quatre conditions. Une valeur p de 0,042, juste sous le seuil. Aucun préenregistrement.
C’est mince. C’est aussi ce que la science fait de mieux : proposer, puis vérifier.
Le geste, lui, est à la portée de tout le monde. Quelques dollars. Un cadeau. Pour quelqu’un d’autre que soi.
Un cadeau pour un autre, et la soirée change.
Berkeley refait l’expérience
Dix ans plus tard, une équipe de Berkeley refait l’expérience de près. 133 étudiants. Dix dollars chacun, à dépenser avant dix-sept heures, sur soi ou sur un autre. Résultat publié dans PLOS ONE le 7 septembre 2022.
Rien, puis quelque chose
Avec l’analyse d’origine : rien. Aucune différence significative. Ceux qui ont donné n’étaient pas plus heureux que les autres.
Puis les chercheurs posent une question plus directe. À quel point étiez-vous heureux juste après avoir dépensé les dix dollars ? Là, un effet apparaît : 4,36 sur 5 pour ceux qui ont donné, 4,04 pour ceux qui ont dépensé pour eux.
Rien, puis quelque chose. C’est souvent à ça que ressemble une vérité fragile.
Un petit effet, pas un miracle
Les auteurs de 2008 ont aussi refait leur propre travail, en 2020, avec les règles nouvelles. Résultats mitigés, mais largement favorables : sur 730 personnes, l’effet réapparaît, net. Sur 5 199, il est petit.
Une méta-analyse évoquée par l’équipe de Berkeley range les actes de gentillesse parmi les effets petits à moyens. Ceux qui demandent plus de 200 personnes par groupe pour être vus.
Et l’équipe conclut sans triomphe : sa réplication soutient peu l’expérience d’origine, mais n’enterre pas la question.
Voilà où en est la preuve. Donner rend un peu plus heureux. Un peu. Pas un miracle, pas une loi, pas un slogan. Un petit effet, réel, débattu.
Un petit effet, c’est déjà plus qu’une vidéo.
À cinquante ans, ce n’est pas le cholestérol
En 1938, en pleine Grande Dépression, des chercheurs commencent à suivre 268 étudiants de deuxième année. Puis 456 jeunes des quartiers pauvres de Boston. 724 hommes au total. En 2025, l’étude comptait 2 500 personnes, épouses et descendants compris, et entamait sa 87e année.
724 hommes depuis 1938
Dossiers médicaux, prises de sang, scanners du cerveau, entretiens, questionnaires. Année après année. C’est la plus longue étude scientifique jamais menée sur la santé et le bonheur des adultes.
Sa conclusion tient en une phrase, et son directeur, Robert Waldinger, la répète depuis dix ans. Les bonnes relations nous gardent plus heureux et en meilleure santé. Point.
La solitude ne prévient pas
Le détail qui reste, c’est celui-ci. Quand les chercheurs ont rassemblé tout ce qu’ils savaient des participants à 50 ans, ce n’est pas leur cholestérol qui prédisait comment ils allaient vieillir. C’était leur satisfaction dans leurs relations. Les plus satisfaits à 50 ans étaient les plus en santé à 80 ans.
Mieux que la classe sociale. Mieux que le QI. Mieux que les gènes.
Et ceux qui restaient seuls ? Waldinger le dit sans détour : la solitude fait mourir plus tôt, aussi sûrement que le tabac ou l’alcoolisme. Les isolés de l’étude, en effet, partaient souvent avant les autres.
On ne meurt pas d’un gros ego. On meurt, un peu plus tôt, de ce qu’il laisse autour de lui. Personne.
Le cholestérol ne prédit rien. La chaise à côté, si.
Les octogénaires qui se chamaillent
Voici le ressac. Parce que le lecteur de Top Santé a peut-être lu le titre en se voyant déjà seul.
Les bonnes relations, dit Waldinger, n’ont pas à être lisses.
Compter l’un sur l’autre
Certains couples octogénaires de l’étude se chamaillaient tous les jours. Tant qu’ils sentaient pouvoir vraiment compter l’un sur l’autre dans les moments durs, ces disputes n’abîmaient pas leur mémoire.
Ce n’est donc pas la dispute qui coûte. C’est la chaise vide après.
Avoir raison, se chamailler, se tromper : tout ça, les vieux couples de Boston le faisaient. Ce qu’ils ne faisaient pas, c’est partir.
Rien n’est figé à trente ans
L’étude a aussi réfuté une idée tenace : la personnalité ne se fige pas comme du plâtre à trente ans. Des jeunes hommes en pleine dérive à 25 ans sont devenus des octogénaires épanouis. Et l’inverse : l’alcoolisme et la dépression majeure ont pris des gens partis comme des étoiles pour les laisser en épaves.
Personne n’est condamné à son ego. Personne n’est protégé par ses débuts.
Le directeur de l’étude, qui est aussi prêtre zen, dit méditer chaque jour et investir davantage dans ses relations qu’avant. Son TED de 2015 approche les 50 millions de vues.
Le savant applique sa découverte à lui-même. Ça vaut mieux qu’une vidéo.
On peut se chamailler quatre-vingts ans. À condition de rester.
Ce qu’il a raison de dire
Alors, le chirurgien ?
La part vraie
Il a raison sur la direction. Les données de Harvard, de Science, de Berkeley et d’Armentières pointent toutes du même côté : le bonheur qui dure passe par les autres, et un ego qui ne cherche qu’à se défendre abîme ce qui le protège.
Il a raison sur le plaisir aussi. L’emploi, l’examen, la voiture neuve : ça monte, ça redescend. Personne ne le conteste.
La part vendue
Il a tort sur le mot jamais. Cinq études disent que le narcissiste ordinaire va bien, tant que son estime tient. Le mécanisme est plus fin que l’alerte.
Il ne prouve pas la dopamine. Il ne prouve pas la supraconscience. Il vend un livre, un programme, une tournée. Et un média français l’a promu psychiatre, ce qu’il n’est pas.
Rien de tout ça n’en fait un charlatan. Ça en fait un homme qui a une intuition juste et une preuve mince, à un moment où sa preuve mince se vend très bien.
La vérité passe avant le camp. Même quand le camp a raison.
Une intuition juste, une preuve mince, une prévente qui finit mercredi.
La prochaine étape sûre
Aucun diagnostic. Ni pour vous, ni pour le médecin.
Reste une étape. Petite. Sûre. Venue des sources, pas d’un slogan.
Ce soir
Accepter ses failles, ses défauts, sa part de responsabilité. Le programme d’Armentières prévient que c’est difficile. C’est pourtant par là qu’on cesse de saboter les gens qui nous soutiennent.
Un merci. Quelques dollars pour quelqu’un d’autre, si vous en avez. Un appel à l’ami qu’on ne rappelle pas.
Aucun de ces gestes ne guérit quoi que ce soit. Ils rouvrent un robinet.
Ce qui reste
Si la solitude dure, si l’humeur ne tient qu’au regard des autres, si l’ego prend toute la place dans vos pensées, un professionnel peut aider. C’est une étape valide. Pas un aveu.
Et vous, la dernière fois que vous avez eu raison, qui est resté à table ?
Le chirurgien de Barcelone a une belle phrase. Les 724 hommes de 1938 ont une réponse.
Un ego démesuré n’empêche pas d’avoir raison. Il empêche d’être accompagné.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur, expert et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.
Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.
Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
CHRONIQUE : Un ego démesuré empêche d’être heureux, et voici pourquoi
Sources :
Sources Primaires :
Site officiel du Dr Manuel Sans Segarra — biographie, livres et tournée
PLOS ONE (2022) — réplication de l’expérience de Dunn, Aknin et Norton sur la dépense prosociale
Science (2008) — Dunn, Aknin et Norton, dépenser pour les autres rend plus heureux (résumé)
Sources Secondaires :
Infobae España (18 septembre 2025) — la déclaration du Dr Sans Segarra sur l’ego et le bonheur
Titrespresse (12 septembre 2026) — reprise de la une Top Santé sur l’ego démesuré
Harvard Gazette (2017) — l’étude de Harvard sur le développement adulte et les relations
Harvard Gazette (mai 2025) — l’étude dans sa 87e année, 2 500 participants
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