Skip to content
ÉDITORIAL : Six dollars le gallon, et Trump demande à l’Ukraine d’épargner le diesel de Poutine
Crédit: Adobe Stock

Doonbeg, dimanche, devant des journalistes

Les mots, en discours indirect, tels que le Kyiv Independent et Al Jazeera les rapportent.

Zelensky doit cesser de détruire le diesel en Russie. Il peut aller chercher d’autres cibles, mais pas le diesel, parce qu’il provoque une pénurie. On lui en a parlé. Il y a plein d’autres cibles. Ne pas frapper le diesel, ça blesse le monde.

Puis la phrase clé : la hausse du prix du diesel, selon Trump, n’est pas le fait du Moyen-Orient, mais de ce qui se passe entre la Russie et l’Ukraine.

Pas le Moyen-Orient. Dit par l’homme dont le pays, avec Israël, a lancé en février une guerre contre l’Iran, selon Al Jazeera.

Une phrase peut être vraie à moitié et fausse dans sa fonction. Celle-là déplace la faute d’une guerre qu’on a choisie vers une guerre qu’on subit.

La moitié que le Bureau ovale n’a pas prononcée

Le Kyiv Independent le rappelle en une ligne. La guerre américaine contre l’Iran a mis hors service plus de 20 % de la capacité de raffinage du Moyen-Orient et fermé, de fait, le détroit d’Ormuz, par où passait environ un cinquième du pétrole mondial.

Un cinquième. Fermé. Depuis février. Al Jazeera ajoute que le brut a repassé les 100 $ le baril la semaine dernière, pour la première fois depuis juillet, le Brent montant jusqu’à 109 $.

Voilà l’autre moitié. Elle n’a pas été dite à Doonbeg. Elle est pourtant dans tous les rapports.

Un détroit fermé et un cinquième du pétrole mondial en moins, contre des raffineries russes en feu. Les deux existent. Un seul des deux a été nommé.

Omettre Ormuz quand on parle de diesel, c’est comme expliquer une inondation par un robinet ouvert en oubliant le fleuve. Et pourtant, c’est ce qui a été dit, et personne autour n’a corrigé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu