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ANALYSE : Lavrov et Rubio à New York, l’Ukraine encore à la porte de la salle
Crédit: Adobe Stock

Quatre dates et un corridor diplomatique

Le calendrier parle avant eux. L’ouverture officielle de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU a eu lieu le 8 septembre 2026 au siège new-yorkais de l’organisation, sous la présidence de Khalilur Rahman, représentant du Bangladesh. Le débat général se tient du 22 septembre au 26 septembre, et le 28 septembre. Lavrov doit prononcer le discours de la délégation russe le 26 septembre. La rencontre annoncée s’inscrit dans ce corridor serré.

Chaque date pèse. La semaine new-yorkaise n’est pas un salon : c’est la seule fenêtre annuelle où presque tous les chefs d’État et de diplomatie se croient contraints de parler, de photographier, et de signer. Pour Moscou, c’est une rampe de lancement. Pour Washington, c’est un piège à succès photographique.

Et la fenêtre ukrainienne est étroite. Volodymyr Zelensky est attendu à New York pour le débat général, le sommet de la Coalition pour le retour des enfants, et la plateforme de la Crimée. Près de vingt rencontres bilatérales sont programmées. Aucune, à ce stade, avec Lavrov.

Le calendrier n’est pas un hasard. La semaine new-yorkaise est un théâtre, mais elle est aussi un piège à lumière — celui qui parle le premier fixe la scène.

Pourquoi le 26 septembre compte double

La tribune attend déjà. Le 26 septembre, Lavrov monte à la tribune de l’ONU. C’est la date où la Russie parle, en propre, devant l’Assemblée générale. Si la rencontre Lavrov-Rubio se tient dans les jours qui précèdent ou qui suivent ce discours, le Kremlin bénéficie d’une séquence médiatique rare : un entretien bilatéral avec Washington, puis une tribune où Lavrov peut se poser en artisan du dialogue.

C’est exactement ce que cherche Sergueï Lavrov : utiliser la lumière de l’ONU comme un projecteur unilatéral. Le format bilatéral avec les États-Unis valide le statut de grande puissance, avant même le discours. C’est une mise en scène classique du ministère russe des Affaires étrangères.

Et pourtant, ce calendrier expose aussi la Russie. Si la rencontre échoue ou si elle est renvoyée, la tribune new-yorkaise devient l’endroit où Lavrov devra défendre seul le bilan de sa diplomatie, devant un hémicycle où l’Ukraine a, depuis 2022, fait du vote majoritaire un quasi-réflexe diplomatique.

Le 26 septembre n’est pas une date technique. C’est le jour où Moscou doit justifier sa diplomatie, seul face à l’Assemblée. Le rendez-vous bilatéral est censé donner un résultat à montrer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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