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ANALYSE : Quatre jours entre la frappe et l’arrêt, ou ce que Syzran n’a pas pu cacher
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres du site

La raffinerie de Syzran affiche une capacité nominale de 8,5 millions de tonnes par an, soit environ cent cinquante mille barils par jour.

En 2024, selon les données industrielles reprises par la presse, elle a effectivement traité 4,3 millions de tonnes de brut. Soit à peine plus de la moitié de sa capacité affichée.

Elle en a tiré 0,8 million de tonnes d’essence, 1,5 million de tonnes de gazole et 0,7 million de tonnes de fioul.

Ce sous-emploi n’est pas une anomalie récente. Il caractérise une partie du parc de raffinage russe depuis plusieurs années.


Une usine qui tournait déjà à la moitié de ses capacités n’a aucune réserve à mobiliser le jour où on la frappe

Le gazole, produit central

Le gazole représente le principal volume produit par ce site. C’est aussi le produit le plus stratégique de la liste.

Il alimente les camions, les trains, les groupes électrogènes, les engins agricoles et, accessoirement, les véhicules militaires.

Une économie continentale fonctionne au gazole. Une armée mécanisée aussi.

C’est ce qui distingue une raffinerie d’un dépôt de carburant. L’une produit, l’autre stocke, et seule la première met des mois à se remplacer.


On remplace un dépôt en trouvant un autre hangar, on ne remplace pas une unité de distillation en moins d’un an

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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