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ANALYSE : Un drone à quelques centaines de dollars contre une batterie à dix millions
Crédit: Adobe Stock

Un système ancien mais utile

L’Osa, désignation soviétique 9K33, est un système antiaérien mobile à courte portée, conçu dans les années soixante-dix.

Il n’est pas moderne. Il reste opérationnellement précieux, parce qu’il accompagne les colonnes et couvre ce que les grands systèmes ne couvrent pas.

Sa valeur réelle n’est donc pas dans ses performances. Elle est dans sa mobilité et dans le fait qu’il bouche un trou.

Un trou bouché ne se voit jamais. Un trou ouvert se voit immédiatement. C’est toute la misère des métiers de protection, militaires ou civils.


On ne mesure l’utilité d’une défense antiaérienne qu’au moment exact où elle cesse d’exister

La couverture qui disparaît avec lui

Quand une batterie de ce type est détruite, ce n’est pas un véhicule qui disparaît. C’est un volume d’espace aérien qui redevient libre.

Ce volume se compte en dizaines de kilomètres de rayon et en milliers de mètres d’altitude.

Dans ce volume circulaient des drones de reconnaissance russes, des appareils de frappe, des relais. Tous devront désormais compter sur autre chose.

Ce report de charge sur les systèmes voisins les use plus vite et les expose davantage. La perte se propage bien au-delà du véhicule détruit.


Détruire une batterie, ce n’est pas retirer une machine, c’est rendre un morceau de ciel à celui qui l’avait perdu

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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