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CHRONIQUE : 72 heures de ciel pour deux Américains, 263 accrochages pour l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Les mots exacts du 5 septembre, 19 h 50

Le site du Kremlin a mis en ligne la transcription d’ouverture de la rencontre entre Vladimir Poutine, Steve Witkoff et Jared Kushner. Trois heures dix d’entretien, précise ensuite Iouri Ouchakov. Huitième visite, dit Ouchakov.

Poutine dit avoir reçu une demande par les canaux officiels, services de renseignement et ministère des Affaires étrangères, pour cesser les frappes sur Kyiv. Il dit avoir donné l’ordre. Depuis minuit le 5 septembre, dit-il, ces frappes n’ont pas lieu.

Puis la phrase qui compte. Les autorités ukrainiennes ont publié un appel à une trêve plus large de trois jours, « mais nous n’avons jamais convenu de cela avec eux ». Et la Russie fera tout « pour assurer la sécurité du processus de négociation et des médiateurs ».

Witkoff remercie. Pour la politique de non-tir sur Kyiv et Moscou pendant ces trois jours, qui a permis « de venir ici en toute sécurité ».

Tout est là. Dans leurs mots, pas dans les miens.

Un sauf-conduit, pas une trêve

Je suis du côté de l’Ukraine, contre l’ordre signé par Vladimir Poutine le 5 septembre, parce que cet ordre n’a pas suspendu une guerre : il a ouvert un couloir. Un couloir pour deux négociateurs. Un sauf-conduit.

La fonction de la pause n’est pas la protection de Kyiv. Poutine le dit : la sécurité des médiateurs. Witkoff le confirme : venir ici sans risque. La ville n’est pas le sujet. Elle est le décor du passage.

On appellera ça une trêve dans les journaux. Le Kremlin, lui, a été plus précis que les titres.

Il a protégé les messagers. Pas le message.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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