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CHRONIQUE : Ukraine targets Russia with over 1,000 drones, killing 2 as Moscow holds last day of elections
Crédit: Adobe Stock

Mille comme seuil, pas comme sommet

Le chiffre mille n’est pas un record absolu dans l’arsenal ukrainien, mais il fixe un seuil symbolique. Ces dernières semaines, les attaques de drones contre les infrastructures énergétiques russes ont pris une ampleur nouvelle. Une dépêche d’Associated Press citée dans plusieurs reprises faisait état de cinq cent cinquante-cinq drones abattus dans la nuit du 17 au 18 septembre. Le double, en deux nuits, sur le seul territoire russe.

Le parallèle est cruel. La défense aérienne russe a annoncé avoir abattu 138 drones au-dessus de l’Ukraine la même nuit, selon l’état-major de l’air ukrainien, dont 101 ont été interceptés ou neutralisés. Le rapport est asymétrique : un pour dix, dans le sens où la Russie absorbe dix fois plus de drones qu’elle n’en envoie sur le territoire ukrainien.

Le bilan humain, lui, s’inverse. Côté russe, deux morts dans la région de Moscou, deux morts supplémentaires dans la partie occupée de la région de Kherson, dont un responsable électoral, selon les autorités russes. Côté ukrainien, une mère et ses deux enfants de trois ans tués dans la région de Kyiv, ainsi que trois enfants et une femme morts dans la nuit, selon l’administration militaire régionale.


Mille drones, ce n’est pas une performance technique. C’est un seuil industriel. Quand un État peut livrer mille munitions volantes sur une nuit, la défense n’est plus une affaire de courage, c’est une affaire de production.

Le précédent qui s’éloigne

En mai 2024, le président Volodymyr Zelensky avait fixé un cap : frapper les raffineries russes pour priver Moscou des recettes qui financent la guerre. L’objectif était économique, pas militaire. Couper le robinet, pas conquérir le terrain.

Ce cap a longtemps été contesté par une partie des alliés occidentaux, qui craignaient une escalade énergétique mondiale. Le temps a passé. La raffinerie de Moscou a été touchée plusieurs fois en septembre 2026. Le complexe de Novatek-Ust-Luga, dans l’oblast de Léningrad, est à l’arrêt depuis le 1er septembre après une frappe ukrainienne, selon l’état-major général ukrainien.

Et pourtant, la conversation occidentale n’a pas changé de ton. Les mêmes mots, les mêmes prudences, les mêmes préoccupations humanitaires. Comme si la Russie, bombardée chaque nuit, restait une exception à la règle qu’elle impose aux autres.


Le précédent, ce n’est plus une décision ukrainienne. C’est une ligne de production ukrainienne. Et une ligne de production ne se négocie pas à la prochaine conférence de presse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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