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CHRONIQUE : 560 kilomètres de portée, et un Donbass que Moscou n’a pas pris
Crédit: Adobe Stock

Le quartier qui a pris feu

La cible portait un nom de quartier. Kapotnya.

Pas une base. Pas un état-major. Une usine, et des logements autour.

La raffinerie de Moscou, exploitée par Gazprom Neft, y traite douze millions de tonnes de brut par année selon le Kyiv Independent, onze selon le Kyiv Post. Je retiens le plus bas.

Elle fournit 40 % du carburant de la capitale.

Trois unités ont été touchées, dont la colonne de distillation primaire AVT-6. Une raffinerie ne se remplace pas par un communiqué.

Une ville de millions d’habitants ne manque pas d’essence en une nuit. Elle apprend seulement que c’est devenu possible.

Cinq cent soixante kilomètres

C’est la distance entre le territoire ukrainien et cette raffinerie. 560 kilomètres.

Pendant trois ans, cette distance a servi d’argument. Trop loin. Hors de portée. Un problème de carte, pas de volonté.

Le 20 septembre, la carte a cessé d’être un argument.

Trois ans de raisonnement. Une nuit de démenti.

Une distance, ça se mesure. Une impunité, ça se perd.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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