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REPORTAGE : Amstor, ou comment on brûle une ville au mètre carré
Crédit: Adobe Stock

Six mille mètres carrés

Le Service d’urgence compte en mètres carrés. C’est son métier. Une surface en feu. Une surface éteinte. Une surface rendue à la ville, noire.

Six mille mètres carrés, c’est à peu près un terrain de soccer. Sous un seul toit. Avec des rayons, des caisses, des entrepôts, des bureaux.

Toutes les équipes de secours de la ville ont été engagées, selon le Service. Elles ont éteint. Elles ont soigné les deux blessés.

Le travail qui s’arrête

Elles n’ont pas travaillé d’un trait. Le communiqué le dit en une ligne : le travail a été suspendu à plusieurs reprises, à cause de la menace de nouvelles frappes.

On arrose. On lève la tête. On court à l’abri. On attend. On revient. On reprend la lance.

Pendant l’attente, le feu continue. Il ne connaît pas les sirènes. Il avance dans les faux plafonds, dans les tablettes, dans le plastique des emballages.

Voilà pourquoi un incendie de centre commercial, dans une ville de front, finit plus grand qu’ailleurs. Pas parce que les pompiers sont moins bons. Parce qu’on leur vole des minutes.

Le feu, lui, n’a jamais peur de l’alerte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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