Kyiv attend la date
Kyiv attend la date. Kyiv attend la confirmation du lieu. Kyiv attend la composition des délégations. Je n’ai trouvé, à ce jour, aucune confirmation écrite ni de Washington ni d’Abou Dhabi.
Une date, en diplomatie, est un engagement. Sans elle, une rencontre reste une intention. Et une intention ne se vérifie pas.
La proposition existe par la bouche du président ukrainien. Et par celle du Kremlin.
Moscou dit « bientôt »
Le même 25 septembre, Dmitri Peskov confirme à TASS qu’une rencontre à trois a été évoquée lors de l’appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump du 8 septembre. Il parle d’une rencontre possible « dans un avenir proche ». Puis il ajoute qu’il ne peut donner aucun autre détail.
Deux jours plus tôt, le 23, le Kremlin affirmait que les conditions n’étaient pas réunies pour reprendre les pourparlers, selon UNITED24.
Dans un avenir proche. Sans date. Sans lieu. Sans ordre du jour.
Il y a des formules qui ouvrent une porte. Celle-là ouvre surtout un délai.
Bientôt, dit Moscou. Le calendrier reste blanc.
Deux envoyés, deux langues
New York, le 24 septembre
La veille de l’annonce, le 24 septembre, l’émissaire du Kremlin Kirill Dmitriev rencontre à New York Steve Witkoff et Jared Kushner, les envoyés de Donald Trump, selon Evropeïska Pravda, qui cite CNN.
De quoi parle Dmitriev ? Peskov l’a dit le 25 à TASS. D’une coopération économique possible entre Moscou et Washington. Une coopération « aujourd’hui absente », précise-t-il, et qui pourrait profiter aux deux.
Le porte-parole qui parle d’une coopération absente ne dit rien de la trêve, absente elle aussi.
Le Conseil de sécurité, le 23
Le 23 septembre, Sergueï Lavrov parle au Conseil de sécurité des Nations unies. Il dit que Moscou est prête à négocier une paix « durable et juste ». Puis il dit l’essentiel : il n’y aura pas de pause dans l’offensive russe pendant les négociations.
Deux envoyés. Deux langues. Une seule direction.
Dmitriev parle affaires. Lavrov refuse la pause.
Le commerce pour Washington, la guerre pour Kyiv.
Trois semaines de navettes
Moscou, le 5 septembre
La rencontre proposée ne sort pas de nulle part. Elle clôt trois semaines de navettes.
Le 5 septembre, Steve Witkoff et Jared Kushner rencontrent Vladimir Poutine à Moscou, pendant plus de trois heures, selon UNITED24. Le 6 septembre, ils sont à Kyiv, devant Zelensky. Le 8, Poutine et Trump se parlent au téléphone.
Witkoff et Kushner voient Poutine. Witkoff et Kushner voient Zelensky. Witkoff et Kushner voient Dmitriev. Personne ne voit de pause.
New York, du 22 au 24
Le 22 septembre, Zelensky rencontre Trump à New York, en marge de l’Assemblée générale, selon Reuters, repris par The Moscow Times. Le 23, Rubio passe une heure avec Lavrov. Le 24, Dmitriev voit les envoyés américains.
Le 25, la proposition sort. Par Kyiv, devant des journalistes.
Des semaines de vols, de salons, de poignées de main. Le bruit des chaises qu’on tire autour d’une table, à Moscou, à Kyiv, à New York.
Tout ce mouvement a produit une case à remplir. Pas une heure d’arrêt.
Trois semaines de navettes. Aucune heure d’arrêt.
Ce que Lavrov a signé
La 10 227e séance
Le compte rendu officiel de l’ONU, pour la 10 227e séance du Conseil de sécurité, résume la position russe. Moscou veut une paix négociée, sur la base des questions que Vladimir Poutine a posées en juin 2024. Mais pas de pause.
Lavrov ajoute que l’Europe réclamerait une pause pour armer Kyiv. C’est son argument. Il le prononce en son nom, devant les quatorze autres membres du Conseil.
Une pause, dans sa bouche, devient une ruse européenne. Une offensive, dans la même phrase, devient une condition de la paix. C’est une inversion. Elle a une date.
Voilà l’adversaire de ce texte. Pas un peuple. Une déclaration datée, prononcée par un ministre, consignée par l’ONU.
La doctrine Lavrov, le 23
Je suis du côté de Kyiv, qui dit oui à la table. Contre la doctrine Lavrov du 23 septembre, qui refuse toute pause pendant qu’on parle. Parce que deux jours plus tard, le jour même où la rencontre était proposée, Kyiv comptait cinq morts.
Une négociation sans pause, c’est une négociation que Moscou mène avec des drones posés sur la table.
Parler n’engage à rien quand on refuse de s’arrêter.
Les Émirats, déjà
Janvier et février 2026
Les Émirats ne sont pas une idée neuve. Il y a eu Abou Dhabi, à partir du 23 janvier 2026, selon le ministère émirati des Affaires étrangères. Il y a eu Abou Dhabi encore, les 4 et 5 février. Il y a eu Genève, les 17 et 18 février, selon le Kyiv Independent. Il y a eu une quatrième ronde prévue en mars à Abou Dhabi, reportée à cause de la guerre au Proche-Orient, rappelle le Kyiv Post.
Puis plus rien.
Le 19 mars, la pause
Le 19 mars, Peskov confirmait, selon Ukrainska Pravda, que les pourparlers à trois étaient en pause. La reprise, disait-il, attendrait que les agendas s’alignent, « avant tout ceux de nos intermédiaires américains ».
Depuis Genève, aucune ronde à trois ne s’est tenue. Sept mois.
Sept mois, à Kyiv, c’est un été entier d’alertes et le début d’un automne.
La seule pause que Moscou accepte, c’est celle des discussions.
Sept mois de pause à la table. Aucune au front.
Pendant qu'on parlait
Abou Dhabi, février
Le 5 février, The Moscow Times rapportait que, pendant la deuxième ronde d’Abou Dhabi, la Russie frappait les infrastructures énergétiques ukrainiennes avec des missiles et des drones.
Pendant qu’on parlait, les missiles. Pendant qu’on parlait, les drones. Pendant qu’on parlait, le réseau électrique en plein hiver.
Ce n’est pas une accusation d’aujourd’hui. C’est un fait daté de février.
Février, à Kyiv, c’est le mois où l’on dort habillé quand le chauffage saute.
New York, septembre
Le 23 septembre, Lavrov a simplement rendu la méthode officielle. Ce qui se faisait en février sans le dire se fera désormais en le disant.
Lavrov n’a rien inventé le 23. Il a mis un nom sur une habitude.
Et pourtant, le 25, Peskov ne dit pas un mot des frappes. Il parle d’une rencontre. Pas d’un arrêt.
Qui, à cette table, demandera l’heure d’arrêt ?
On s’assoit à Abou Dhabi. On frappe à Kyiv.
Miami, 14 et 15 décembre
Poutine invité au G20
Il y a une autre date, elle, déjà fixée. Le sommet du G20 se tiendra les 14 et 15 décembre à Miami, dans un complexe de golf qui appartient à Donald Trump, selon Ukrinform.
Le 23 septembre, après une heure d’entretien avec Lavrov, Marco Rubio a confirmé que Washington avait invité Vladimir Poutine à ce sommet, rapporte Meduza. Moscou n’a pas encore décidé, a dit Peskov, cité par le Kyiv Post.
Zelensky se dit prêt à y aller, et à rencontrer Poutine si les Américains l’invitent. Le Kremlin a déjà répondu à cette idée, selon Ukrinform : une rencontre Poutine–Zelensky à Miami est impossible.
Ce que Moscou encaisse
Voici le mauvais coup de Washington, et il faut le nommer acte par acte. Inviter Poutine au G20 sans qu’aucune pause n’ait été obtenue, c’est offrir la photo avant le prix.
Un sommet se prépare des mois à l’avance. Les listes d’invités. Les salles. L’ordre des photos. Rien de cela n’attend la fin de la guerre.
Une rencontre technique sans date, d’ici là, ne coûte rien au Kremlin. Elle lui rapporte une image de partenaire raisonnable jusqu’à Miami.
La date du sommet est fixée. Celle de la pause, non.
Abou Dhabi a rendu des hommes
314 personnes
L’objection mérite sa forme la plus forte. La voici.
Le 5 février, au terme de la deuxième ronde d’Abou Dhabi, 314 prisonniers ont été échangés, 157 de chaque côté, selon The Moscow Times. Le premier échange en cinq mois. Steve Witkoff parlait de pourparlers « détaillés et productifs ».
La diplomatie a ramené des soldats chez eux. La diplomatie a ramené des civils. La diplomatie a rétabli, selon le commandement américain en Europe, un dialogue militaire de haut niveau entre Washington et Moscou, suspendu quelques mois avant l’invasion de février 2022. La diplomatie a marché.
Les Émirats, eux, revendiquaient en janvier 17 médiations d’échanges et 4 641 détenus libérés. Sans table, pas d’échange. C’est vrai.
Ce que la table n’a pas arrêté
Le 23 septembre, Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale de l’ONU, a donné le chiffre qui répond. Dans les huit premiers mois de 2026, plus de civils sont morts ou ont été blessés en Ukraine que pendant toute l’année 2025.
L’année des rondes d’Abou Dhabi et de Genève. L’année des échanges.
La table a rendu des prisonniers. Elle n’a pas rendu le ciel.
Des hommes rendus, un ciel toujours ouvert.
Kyiv veut la rencontre
Kyiv dit oui
Il y a pire, pour ma thèse. Kyiv veut cette rencontre.
Le même 25 septembre, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiha dit à Ukrinform que rien, du côté ukrainien, ne s’oppose à des rencontres à trois, même au niveau des dirigeants. Zelensky, de son côté, cite le format américain parmi trois voies vers un cessez-le-feu.
Un chroniqueur qui soutient l’Ukraine ne peut pas être plus sceptique que l’Ukraine sans le dire. Je le dis. Ici, et pas dans une incise.
Le format de Trump, ses résultats
Il faut aussi rendre ceci à l’administration Trump. Les résultats les plus visibles de 2026 entre Moscou et Kyiv sont sortis de son format. Les 314 prisonniers d’Abou Dhabi. Le canal militaire rétabli.
Et Washington, c’est vrai, a mis lui-même la trêve sur l’énergie dans son cadre.
Au Conseil de sécurité, le représentant américain a demandé qu’on n’élargisse pas la guerre, qu’on reconnaisse qu’il n’existe pas de solution militaire, qu’on revienne à la table. C’est le bon réflexe.
C’est vrai, et cela ne change pas ceci : une table sans pause laisse le prix au même endroit.
Le format de Trump a rendu des hommes. Pas des nuits.
Vingt-cinq mille par mois
Le chiffre de Washington
Au Conseil de sécurité, le 23 septembre, le représentant américain a repris la formule de Donald Trump : il faut que cessent les morts. Il a parlé de 25 000 pertes par mois.
Vingt-cinq mille pertes, c’est un stade de bonne taille, vidé chaque mois.
Vingt-cinq mille.
Ce n’est pas le chiffre de Kyiv. C’est celui du pays qui propose la rencontre.
Le calendrier de Kyiv
Dans le calendrier de Kyiv, les cases ne sont pas vides. Elles portent des bilans.
Le 25 septembre, cinq habitants morts. Un garçon de 14 ans. Quatre personnes après la frappe sur un immeuble de bureaux. Trente et un blessés, selon le maire.
J’aimerais croire qu’une rencontre technique change cela. J’ai envie d’y croire, chaque fois. Je l’avoue : c’est la partie de ce métier qui fatigue le plus.
Là-bas, la nuit, une main cherche la rampe de l’escalier. Un moteur passe au-dessus du toit. On compte.
Puis je relis Lavrov. Pas de pause. Pendant les négociations. Dans aucun format.
Si les négociations durent jusqu’en décembre, à vingt-cinq mille par mois…
Chaque mois sans pause a déjà son chiffre.
Le Kremlin choisit dans le paquet
Le cadre du 24 septembre
Washington n’a pas proposé qu’une table. Au 24 septembre, le cadre de l’administration Trump associait trois pièces, selon UNITED24. Une trêve sur les infrastructures énergétiques. La réouverture du corridor céréalier de la mer Noire. Et la rencontre à trois, à Abou Dhabi.
Le 25, Moscou répond sur la troisième pièce. Sur les deux premières, rien.
Zelensky, lui, a nommé trois voies vers un cessez-le-feu, rapporte Ukrinform. Une trêve sur l’énergie. Une trêve en mer. Le format à trois.
Ce que Rubio promet
Le 23 septembre, selon Meduza, Marco Rubio a jugé une trêve sur l’énergie difficile à obtenir. Il a dit que Washington essaierait quand même.
Et pourtant, la pièce que Moscou a écartée à l’ONU, c’est précisément celle-là. Pas de pause. Dans aucun format.
Accepter la table, c’est paraître raisonnable. Accepter la trêve, c’est cesser de frapper. Moscou connaît la différence. Mieux que nous.
La table reste ouverte parce qu’elle ne coûte rien au Kremlin. Les deux trêves restent fermées parce qu’elles lui coûteraient quelque chose.
Moscou prend la pièce qui ne coûte rien.
Cinquante et un pays
New York, le 23 septembre
Le même 23 septembre, l’Europe a répondu à Lavrov sans attendre les Émirats.
Selon le Kyiv Post, cinquante et un pays ont demandé ensemble à la Russie d’accepter un cessez-le-feu complet et d’engager des pourparlers de fond. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a lu la déclaration aux côtés de Sybiha et du ministre français Jean-Noël Barrot.
Lavrov dit que l’Europe veut une pause pour réarmer Kyiv. L’Europe dit qu’elle veut un cessez-le-feu. Même jour. Même bâtiment.
Bruxelles et Washington, même exigence
C’est ici que l’Occident doit tenir. Pas en choisissant entre Washington et Bruxelles. En gardant la même exigence des deux côtés de l’Atlantique : la trêve d’abord, la photo ensuite.
Et pourtant, le calendrier qui avance le plus vite n’est pas celui des Européens. C’est celui de Miami.
Une capitale européenne n’invite personne au G20 de décembre. Washington, si.
Cinquante et un pays pour la trêve. Moscou pour la table.
Le prix d'entrée
Un paquet qu’on ne découpe pas
Mon choix est simple, et il est réfutable.
Je veux que Kyiv aille aux Émirats. Je veux que Washington y fixe une date. Je veux que la trêve sur l’énergie reste dans la même phrase que la rencontre. Je veux que le Kremlin choisisse devant témoins. Je veux que Miami attende sa réponse.
Une pause contre une photo.
Si le Kremlin dit non, Washington saura qui il invite à Miami. S’il dit oui, Kyiv gagne des nuits.
Ce que Kyiv peut exiger
Ce n’est pas une exigence d’extrême. C’est le paquet que Washington a lui-même bâti, et la voie que Zelensky a lui-même nommée.
Quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité soutiennent un cessez-le-feu, a rappelé Sybiha le 23, selon le Kyiv Post. Un seul le bloque.
Le jour où Moscou refusera la trêve à la table des Émirats, il le fera devant Washington, et non plus devant les seuls Européens qu’il accuse de vouloir réarmer Kyiv.
Pas de photo à Miami sans heure d’arrêt.
La pause, ou la vitrine
Le calendrier de décembre
Au calendrier, une seule date ferme. Miami, 14 et 15 décembre. Celle de la rencontre technique est vide. Celle de la pause n’existe pas.
Le Kremlin a dit oui au principe d’une rencontre, non à l’arrêt des frappes. Son émissaire parle affaires à New York. Son ministre parle offensive à l’ONU.
Le calendrier de Kyiv, lui, n’a pas de case vide.
Des rencontres sans date de pause
Quelle date exigerons-nous de voir en premier au calendrier : celle d’une rencontre, ou celle où les frappes s’arrêtent ?
Une table n’est pas une trêve.
Une date d’arrêt en serait une.
Oui à la table, non à la pause. Kyiv règle la différence.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur, expert et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
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Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
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Sources :
Sources Primaires :
TASS — Peskov sur la rencontre à trois et la mission de Dmitriev, 25 septembre 2026
Ukrinform — Zelensky, rencontre technique proposée aux Émirats, 25 septembre 2026
Sources Secondaires :
UNITED24 Media — le cadre américain et la rencontre à trois, 25 septembre 2026
Meduza — Lavrov après Rubio, pas de pause et invitation au G20, 23 septembre 2026
The Moscow Times — 314 prisonniers échangés après Abou Dhabi, 5 février 2026
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