Jamais citée avant juillet
Le mot juridique est « exclure ». Pas taxer. Exclure.
Il vient de l’article 338 de la loi américaine sur les tarifs de 1930, celle qu’on appelle Smoot-Hawley, rappelait CBC le 8 septembre.
Selon le Service de recherche du Congrès, c’est la première fois qu’un président cite expressément cet article pour imposer des tarifs. C’était le 20 juillet.
L’article prévoit un plafond de 50 %. Il prévoit aussi l’exclusion, si le pays visé a « maintenu ou accru » sa discrimination.
Deux étages. Le second vient d’ouvrir.
Une vieille loi, un geste rare
Jonathan Doh enseigne le commerce international à l’Université Villanova. Selon l’Associated Press, il juge les interdictions d’importation extrêmement inhabituelles. Il ne se souvient d’aucune interdiction absolue à l’époque moderne.
La Commission américaine du commerce international a elle aussi un rôle dans cet article. Le 4 septembre, elle demandait au public comment l’exercer, rapporte le Service de recherche du Congrès.
Rare, donc. Et daté.
Une loi presque centenaire. Une institution qui cherche son mode d’emploi. Une interdiction qui entre en vigueur mardi.
Vieille loi, geste rare, cible choisie.
Une plainte sur le fromage
Des contingents de fromage
Lisez la proclamation dite laitière. Elle commence par une plainte.
Le 20 juillet, écrit Donald Trump, il a conclu que le Canada discrimine le commerce américain par la répartition de ses contingents tarifaires sur les fromages américains de tous types.
Selon le Service de recherche du Congrès, le reproche précis porte sur les allocations aux détaillants : refusées sous l’ACEUM, accordées pour le fromage sous l’accord du Canada avec l’Union européenne.
Des fromages. Des détaillants. Des quotas.
Trois produits sans fromage
Puis vient la liste des exclusions. Selon EY, qui a résumé les cinq proclamations le 9 septembre, elle vise le lactosérum et le lactosérum modifié, la mélasse et la bière sans alcool.
Il y a le lactosérum, un sous-produit du fromage. Il y a la mélasse, un sous-produit du sucre. Il y a la bière sans alcool, qui n’a rien d’un produit laitier.
Le fromage, objet de la plainte, n’est pas interdit. Selon EY, des fromages ont plutôt été ajoutés à la liste des 50 % le 15 septembre. Taxés. Pas exclus.
Trois produits. Zéro fromage.
Pourquoi la bière sans alcool figure-t-elle dans une proclamation sur le lait ?
Du fromage dans la plainte, pas dans la liste.
0,3 %
Deux décomptes
Revenons au chiffre.
Selon le CRS, les États-Unis ont importé environ 967 millions de dollars américains des produits visés en 2025. L’Associated Press, citant les données commerciales américaines, en compte 846,1 millions.
Selon le CRS, cela représente environ 0,3 % de tout ce que les États-Unis achètent au Canada.
Deux méthodes. Un même ordre de grandeur. Moins d’un milliard.
Derek Holt dirige l’économie des marchés des capitaux à la Banque Scotia. Le 9 septembre, il a écrit que ces interdictions seraient négligeables. Le Canada expédie très peu de produits laitiers au sud. L’alcool pèse davantage. Environ 1,2 milliard l’an dernier, précise CBC.
Des milliards annoncés
Le 8 septembre, un haut responsable estimait devant des journalistes que l’interdiction toucherait des biens canadiens de l’ordre de quelques milliards, rapportait CBC.
Quelques milliards annoncés. Moins d’un milliard compté.
Selon le CRS, l’administration soutient elle-même que ses tarifs couvrent une petite part du commerce bilatéral. Elle ajoute que la taille de l’économie américaine la protège des gestes canadiens.
Trop peu pour peser, assez pour dissuader.
Le calcul est là. Il est simple.
Ce texte dit que l’interdiction du 29 septembre est d’abord un avertissement : trop petite pour changer une balance commerciale, choisie pour rendre coûteuse la prochaine riposte.
Moins d’un milliard, et c’est tout le calcul.
Dissuader, disent-ils
Le Canada et les autres
La phrase clé du dossier n’est pas signée. Elle n’est dans aucune proclamation. Elle vient d’un haut responsable, rapportée par CBC le 27 septembre.
Les interdictions, selon ce responsable et des experts du commerce, sont conçues pour décourager toute nouvelle riposte du Canada et des autres pays visés par la politique économique de l’administration.
Du Canada. Et des autres.
Le destinataire dépasse donc Ottawa. Lu ici. Lu ailleurs.
Le précédent des tablettes
Le 8 septembre, un haut responsable expliquait à CBC le choix de l’interdiction plutôt que du tarif. Des provinces avaient retiré l’alcool américain de leurs magasins. Le Canada, disait-il, a créé ce précédent.
Barry Appleton, de la New York Law School, y voit une façon d’embêter le Canada. Washington veut augmenter un peu la pression, dit-il à CBC.
Autrement dit, la mesure s’adresse à la riposte, pas au commerce.
Ottawa lit l’avertissement, d’autres capitales aussi.
Les tablettes d'abord
La Saskatchewan, 27 août
L’alcool a sa propre proclamation, et sa propre plainte. Même méthode.
La Maison-Blanche y reproche au Canada d’interdire l’achat, la distribution ou la vente d’alcool américain, sans viser l’alcool des autres pays.
Elle cite un exemple daté. Le 27 août, la Saskatchewan, l’une des deux provinces qui n’interdisaient pas l’alcool américain, a annoncé une surtaxe de 50 % à compter du 8 septembre.
Tablette contre tablette. Selon l’Associated Press, Jonathan Doh y voit un donnant-donnant.
La moitié des spiritueux
Pour les distillateurs d’ici, le chiffre n’a rien de 0,3 %.
Environ la moitié des 2 milliards de dollars de spiritueux produits chaque année au Canada se vend aux États-Unis, selon Cal Bricker, de Spirits Canada, cité par CBC.
La moitié. Pas trois dixièmes.
Un chiffre national lisse. Une industrie, elle, compte en moitiés.
Le tintement des bouteilles qu’on range, le carton qu’on referme d’un coup de ruban : dans un entrepôt, la moitié d’un marché, ça s’entend.
Pour Washington, une ligne; pour un distillateur, la moitié.
Le whisky en vrac épargné
Plus de quatre litres
Un détail des proclamations dit plus que les discours. Il se mesure en litres.
Le 15 septembre, selon EY, le whisky et les liqueurs en vrac, en contenants de plus de quatre litres, sont sortis de la liste des produits taxés à 50 %.
Le 29, le whisky embouteillé sera interdit. Certaines lignes ne sont visées, précise EY, que dans un emballage destiné au consommateur.
En vrac, le whisky canadien passe mieux qu’en août. En bouteille, il ne passe plus.
Le liquide, oui. L’étiquette, non.
Un calibrage, dit Greer
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a décrit l’ensemble comme des « interdictions ciblées » jointes à un « calibrage » des tarifs, selon EY.
Ciblé. Calibré. Les deux mots sont exacts.
À qui sert le whisky canadien en vrac ?
La marque canadienne quitte la tablette. Le contenu, lui, peut franchir la frontière.
La bouteille est punie, le contenu passe.
Négligeable, et alors
Une bonne nouvelle, dit Holt
Il faut donner à l’autre lecture sa pleine force. Elle se défend.
Pour Derek Holt, ces gestes servent à sauver la face de l’administration américaine. Ils ne sont pas substantiels, écrit-il, et c’est une bonne nouvelle.
Il a raison sur le poids. Il a raison de dire que le geste protège d’abord l’image de celui qui le signe.
Je reconnais que cette lecture me dérange. Elle est plus rassurante que la mienne, et je n’ai pas de chiffre pour la réfuter.
Le 50 % faisait déjà le travail
Un producteur ontarien l’a dit à CBC. Matt Johnston, du brasseur Collective Arts, à Hamilton, estime qu’avec un tarif de 50 %, vendre aux États-Unis devenait déjà extrêmement difficile.
Pour bien des entreprises, l’interdiction ne changerait donc pas grand-chose. Le tarif valait déjà un moratoire, selon ce producteur.
C’est vrai, et cela ne change pas la lecture : si l’interdiction ne pèse presque rien de plus, c’est qu’elle ne sert pas à peser. Son poids est ailleurs.
Et pourtant, un avertissement a une adresse. Il tombe quelque part.
Rien de plus à peser, tout à dissuader.
Le lactosérum de Windsor
Une protéine en pénurie
Le lactosérum est un sous-produit du fromage. On s’en sert pour ajouter des protéines à d’autres aliments.
La demande a explosé. Les prix aussi. Selon CBC, elle a provoqué des pénuries de protéine de lactosérum de qualité alimentaire et poussé les prix à des sommets.
Près de la moitié des 73 millions de dollars de lactosérum et de lactosérum modifié importés par les États-Unis l’an dernier venaient du Canada, selon les données américaines citées par CBC. Les huit types visés n’en forment qu’une fraction.
À la onzième heure
Dan Crosby dirige BioSteel Sports Nutrition, à Windsor. Il vend à des équipes et à des athlètes professionnels.
Tant de ressources, d’argent et de temps pour s’adapter, a-t-il dit à CBC, et tout est repris à la onzième heure.
Repris. À la dernière minute.
La cuillère doseuse dans le pot. La poudre qui colle aux doigts. C’est un geste de salle d’entraînement, des deux côtés de la frontière.
Et pourtant, le lactosérum n’est pas l’objet de la plainte. Le fromage l’est.
En pleine pénurie, Washington se prive d’un fournisseur.
La mélasse qui ne vient plus
Un flux projeté à zéro
J’avoue que la mélasse m’a d’abord fait sourire. Puis j’ai lu le dossier.
Les producteurs américains de sucre accusent des raffineries canadiennes d’importer un mélange de sucre brut, de mélasse et d’eau, présenté comme de la mélasse pure, pour contourner tarifs et quotas, rapporte CBC.
Sur son site, Sugaright, division d’un raffineur du Connecticut, parlait en août de « fermer complètement le robinet ».
Le robinet. Le mot est le leur.
L’affaire remonte aux années 1990, rappelle CBC. Une entreprise du Michigan mélangeait mélasse, sucre et eau dans une installation ontarienne. Le procédé était légal et approuvé par Washington, puis des procès et des lois l’ont fait cesser dans les années 2000.
Et pourtant, selon CBC, le rapport d’août du département américain de l’Agriculture décrit les importations de mélasse destinées à l’extraction du sucre en déclin rapide. Il les projette à zéro l’an prochain.
Sucro a déjà cessé
Don Hill préside Sucro Can Sourcing, dont la plus grosse raffinerie est à Hamilton. L’entreprise expédiait environ 50 000 tonnes de mélasse de raffinage par an aux États-Unis, dit-il, une fraction de 1 % du marché américain. Les douanes américaines avaient approuvé ces importations en 2020, selon CBC.
Puis Sucro a cessé d’importer de la mélasse aux États-Unis, dit-il, après l’achèvement en avril de sa nouvelle raffinerie de 135 millions, à Hamilton.
En avril, la mélasse cesse de partir. En septembre, Washington l’interdit.
Pour Washington, 0,3 % des importations. Pour ce flux-là, presque rien, avant même la signature.
Le département de l’Agriculture a dit à CBC que l’étude sur la pureté de cette mélasse n’avait pas été publiée officiellement. Il n’avait rien d’autre à partager.
Rien d’autre.
Une étude non publiée. Une interdiction publiée.
Interdire un flux qui s’éteignait déjà.
Qui sait où appuyer
L’Alliance du sucre applaudit
L’American Sugar Alliance, principal lobby des producteurs et raffineurs de sucre américains, a salué l’interdiction dans une déclaration à CBC.
Elle remercie le président de veiller à ce que les produits importés soient bien ce qu’ils prétendent être.
CBC a demandé au bureau du représentant américain au Commerce pourquoi la mélasse. Aucune réponse.
Une alliance applaudit. Un bureau se tait.
Du rhum et des vaches
Drew Fagan, professeur à l’École Munk de l’Université de Toronto, rappelle à CBC que la mélasse sert à produire du rhum et à nourrir des vaches laitières. Deux liens possibles avec l’alcool et le lait.
Il ajoute qu’un groupe d’intérêt peut peser lourd s’il sait sur quels boutons appuyer. Il n’est pas rare, dit-il, qu’un groupe profite d’un différend commercial pour faire passer des changements réclamés depuis longtemps.
David Singerman, historien à l’Université de Virginie, parle du statut spécial du sucre dans le système commercial américain : des quotas, un prix minimum garanti, des tarifs élevés à l’importation.
Un avertissement au Canada peut aussi être un cadeau à quelqu’un d’autre. Le sucre sait attendre.
Derrière la mélasse, un lobby patient.
Ce qui reste sur la tablette
Le cigare cubain
De l’autre côté, NorthJersey.com a posé la question le 26 septembre : le whisky canadien deviendra-t-il un cigare cubain ?
Pour les amateurs de whisky canadien, le cigare cubain pourrait être un bon exemple historique, répond Lawrence White, professeur d’économie à l’école Stern de l’Université de New York.
Les stocks déjà en magasin pourront être vendus après l’entrée en vigueur, précise Patrick Penfield, de l’Université de Syracuse.
La semaine du 7 septembre, des magasins d’alcool du New Jersey n’avaient pas vu de ruée sur le whisky canadien.
L’État importe 8,3 milliards de dollars du Canada, selon des chiffres du consulat général du Canada à New York cités par le journal. Le whisky n’y est qu’une ligne.
Par un chemin ou un autre
Jason Miller, de l’Université d’État du Michigan, déconseille aux voyageurs de rapporter quoi que ce soit de la liste.
Arthur Guarino, de l’école de commerce Rutgers, prévoit que des produits canadiens entreront quand même, par un chemin ou un autre. Très chers pour le consommateur américain.
La dernière bouteille sur la dernière tablette finira par partir. Personne ne la remplacera au même prix. Puis la tablette vide.
Le client américain paiera l’avertissement adressé à Ottawa.
Plus dur à lever
Aucune dérogation annoncée
Reste la question de la sortie. Elle est étroite.
Le cabinet Winston Taylor l’a noté le 23 septembre. Aucune procédure générale de dérogation ou d’exception n’a été annoncée, ni pour les interdictions ni pour le mémorandum du 16 septembre sur les marchés publics.
Ce mémorandum, lui, prévoit une porte de sortie : le représentant au Commerce peut recommander de réintégrer les produits canadiens si le Canada change de politique.
Le retour au tarif prévu
Les proclamations d’interdiction n’écrivent aucune sortie de ce genre. Elles prévoient seulement ce qui arrive si elles sont invalidées : le retour au tarif de 50 %.
Aucune date. Aucune clause de levée.
Selon l’Associated Press, Barry Appleton ne voit rien dans ces mesures qui serve l’efficacité économique ou l’abordabilité. Moins de choix pour le consommateur. Des chaînes d’approvisionnement perturbées.
Qui, à Washington, signera la levée ?
Si personne ne la réclame à voix haute…
Sans sortie écrite, l’avertissement s’installe.
Un avertissement à tout le monde
Mardi, les tablettes
Mardi, à 0 h 01, les produits visés ne seront plus admis. Ceux qui attendent déjà en entrepôt, sans être dédouanés, resteront taxés à 50 %.
Le whisky embouteillé, le lactosérum, la mélasse, la bière sans alcool; sur une autre liste, les grosses motos, dont celles de Valcourt.
Moins d’un demi pour cent du commerce. Un message au Canada et à tous ceux qui songent à riposter.
Petit volume. Grande adresse.
Ce que nous répondons
Un avertissement ne demande pas qu’on l’aime. Un avertissement ne demande pas qu’on le paie cher. Il demande qu’on hésite.
Riposterons-nous quand même à un geste conçu pour que la prochaine riposte n’ait pas lieu ?
Le 0,3 % ne répond pas à cette question. Il l’a posée.
Trop léger pour peser, assez lourd pour avertir.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur, expert et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.
Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.
Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
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Sources :
Sources Primaires :
Maison-Blanche — proclamation excluant lactosérum, mélasse et bière sans alcool, 8 septembre 2026
CBC News — un haut responsable et les interdictions en chiffres, 27 septembre 2026
Service de recherche du Congrès — l’article 338 et les importations visées, 14 septembre 2026
Sources Secondaires :
CBC News — la mélasse, Sucro et le lobby du sucre, 19 septembre 2026
EY Tax News — les cinq proclamations du 8 septembre, 9 septembre 2026
NorthJersey.com — le whisky canadien et les tablettes du New Jersey, 26 septembre 2026
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