Une invitation au micro
Rubio parlait après avoir rencontré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale.
« Nous avons invité le président Poutine au G20 », a-t-il dit, selon la transcription du département d’État.
Rubio parlait au nom d’un président. L’invitation n’est pas une idée de fonctionnaire. C’est une décision de l’administration Trump.
Il y voit une occasion pour Poutine de parler avec le président. Et avec d’autres dirigeants. Il espère que l’invitation sera acceptée.
Trump et Poutine se sont parlé au téléphone au moins une douzaine de fois depuis le retour de Trump, précise-t-il.
Sur sa rencontre avec Lavrov, il ne veut pas parler de percée majeure. Ce sont ses mots. Pas les nôtres.
Il pose tout de même une condition, en passant. Une autre rencontre serait bonne s’il y a un but derrière, dit-il. Le but n’est pas nommé.
Trump National Doral
Le sommet s’ouvre le 14 décembre, écrit Newsweek. Il doit se tenir au club de golf Trump National Doral, à Miami, selon The Guardian.
Un club qui porte le nom de l’hôte. Un golf. Un nom. Une scène.
Poutine n’a pas assisté en personne à un sommet du G20 depuis 2019, rappelle The Guardian.
Sept ans. Une invasion à grande échelle entre les deux.
Pour décor, un golf. Pour bagage, un mandat d’arrêt.
L'invitation avant la pause
Le 23 septembre, en une phrase
Nous sommes du côté de l’Ukraine, contre l’invitation annoncée par Rubio le 23 septembre. Parce que ce jour-là, Moscou refusait toute pause, et ses drones frappaient Kyiv.
Nous sommes du côté de ceux qui comptent leurs morts, pas de ceux qui comptent leurs appels téléphoniques.
Nous sommes du côté des alliés qui financent la défense ukrainienne, et à qui l’on demande maintenant d’applaudir.
L’invitation est partie avant le cessez-le-feu.
Le cessez-le-feu n’est pas venu. L’invitation, si.
Aucune pause, dit Lavrov
Le même mercredi, devant le Conseil de sécurité, Lavrov a déclaré que la Russie ne ferait pas de pause dans ce qu’il appelle son « opération militaire spéciale », selon Al Jazeera.
Le mot est celui du Kremlin. Nous l’appelons par son nom. Une guerre d’agression.
Il a accusé l’Europe de vouloir une pause pour armer Kyiv.
Rubio, lui, espère un cessez-le-feu limité, sur les céréales et l’énergie. Il reconnaît que cela ne réglerait pas la guerre.
Voilà l’interlocuteur. Voilà son offre. Et voilà, le même jour, l’invitation. La date le dit. Le calendrier le prouve.
Moscou ne promet rien, et l’invitation part quand même.
Sept ans sans chaise
2014, 2019, 2023
La Russie a été exclue du G8 après l’annexion illégale de la Crimée, en 2014, rappelle le Kyiv Independent. Elle est restée membre du G20.
Poutine y a siégé en personne pour la dernière fois en 2019. Depuis, il a parlé par écran ou envoyé Lavrov, selon Al Jazeera.
Depuis l’invasion à grande échelle de 2022, sa chaise est restée vide. Pas celle de la Russie. La sienne.
La dernière fois qu’il a posé le pied sur le sol américain, c’était en Alaska, en août 2025. Sans percée sur l’Ukraine, rappelle Newsweek.
Le mandat de La Haye
En mars 2023, la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Poutine. Le crime de guerre allégué : la déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie, rappelle Al Jazeera.
Les États membres de la Cour doivent l’arrêter s’il entre sur leur territoire. Les États-Unis n’en sont pas membres.
Miami, donc, ne l’oblige à rien. Sur le sol américain, aucune arrestation à craindre.
La chaise vide avait un sens. Elle disait que l’agression coûte une place. Pas une chaise vide par hasard. Une chaise vide par principe.
Une chaise vide était une sanction. Pleine, elle devient un pardon.
Le bon coup du 19 septembre
Une loi votée des deux côtés
Il faut le dire avec la même précision. Quatre jours plus tôt, Trump a fait un bon coup.
Le 19 septembre, il a signé la loi Lindsey O. Graham sur les sanctions contre la Russie et l’Iran, selon Al Jazeera. Un rare appui des deux partis. 58 démocrates l’ont votée à la Chambre.
La loi sanctionne Poutine lui-même, ses hauts responsables et des oligarques. La loi sanctionne les banques russes, l’énergie et la défense. La loi sanctionne la flotte fantôme de pétroliers.
Zelensky l’a qualifiée d’outil extrêmement puissant.
Le chef démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, s’y est opposé, craignant des coûts pour les familles américaines et des échappatoires, selon Al Jazeera. Le débat existe aussi à Washington.
Cent pour cent sur les acheteurs
Elle permet aussi d’imposer des tarifs allant jusqu’à 100 % aux cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes. La Chine et l’Inde en tête, écrit Al Jazeera.
C’est la première grande loi liée à l’Ukraine adoptée par le Congrès en plus de deux ans.
C’est le genre d’acte qui renforce l’Occident face à Moscou et à Pékin. Nous le nommons bon. Sans réserve. Un bon coup. Nous l’écrivons.
Et pourtant, quatre jours plus tard, le même gouvernement offrait une tribune à l’homme que la loi vise.
Le bâton le vendredi, le tapis rouge le mercredi suivant.
Quatre jours plus tard
Le bâton, puis le tapis
On peut soutenir que les deux gestes forment une stratégie. La pression, puis la main tendue.
Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a répondu d’avance à cet argument.
Si l’invitation pouvait rapprocher une paix juste, il serait absolument pour, a-t-il dit jeudi, selon The News International.
Puis il a ajouté ce que son expérience lui dit. À ce stade, la Russie pourrait bien y voir un encouragement à poursuivre sa politique agressive. « C’est ce que je crains », dit-il.
Tusk, jeudi
Tusk dirige un pays voisin de l’Ukraine. Il ne parle pas de loin.
Il ne refuse pas le principe. Il refuse le moment. Le principe, oui. Le calendrier, non.
C’est aussi notre position. Une rencontre, oui, quand elle sert la paix. Une invitation, non, quand elle précède tout geste russe.
La Pologne voit ce que Washington refuse de voir. La récompense avant le prix. Tusk a raison. Il le dit sans crier.
Varsovie ne dit pas jamais. Elle dit pas maintenant.
Rencontrer ceux qui ne sont pas d'accord
L’argument de Rubio
Donnons à Rubio son meilleur argument. Entier.
Si l’on ne rencontre que ceux avec qui l’on est d’accord, dit-il, les réunions sont agréables mais rien ne se passe. Pour régler des problèmes, il faut rencontrer ceux avec qui l’on est en désaccord.
Le président est prêt à rencontrer à peu près n’importe qui, ajoute-t-il. Un homme d’affaires qui se fie au bon sens plus qu’à l’orthodoxie politique.
Rubio a raison sur la méthode. Il a tort sur l’ordre.
Même Zelensky se dit prêt à rencontrer Poutine. « Il faut se rencontrer, parler et décider », a-t-il dit, selon le Kyiv Independent.
Ce que le Kremlin répond
Le même jour, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré qu’il n’existait pour l’instant aucune condition préalable à des négociations de paix, selon Al Jazeera.
Le même jour, il a jugé que ce n’était pas le moment d’un sommet de paix.
Le même jour, il a répété que Zelensky devrait venir à Moscou pour rencontrer Poutine.
Le même jour, Lavrov refusait toute pause.
Le même jour, les drones frappaient Kyiv.
La veille, Zelensky avait demandé à Trump plus de missiles Patriot, pour l’hiver qui vient, selon Al Jazeera. Aucun accord n’a été conclu, a-t-il dit. Le lendemain, l’invitation partait pour Moscou.
Zelensky demande une rencontre qui produise un résultat. L’invitation, elle, n’exige aucun résultat.
Parler avec l’agresseur, oui. Lui offrir la scène d’abord, non.
Le Canada était déjà à la table
Asheville, début septembre
Voici le fait qui dérange notre propre camp.
Le Canada ne boycotte pas le G20 quand la Russie y est. Début septembre, le ministre des Finances François-Philippe Champagne a siégé à Asheville, en Caroline du Nord, avec le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, rapporte CBC.
Il a parlé d’un grand malaise autour de la table. Il a dit que le Canada faisait entendre ce malaise. Il est resté assis. Le Canada reste ferme dans son soutien au peuple ukrainien, a-t-il ajouté, selon CBC.
La prérogative de l’hôte
Mark Carney lui-même a reconnu des raisons valables d’exclure Poutine. Mais c’est la prérogative de l’hôte d’inviter qui il veut, a-t-il ajouté, selon CBC.
Le Canada ira donc à Miami. Nous ne lui demandons pas le contraire. Pas de boycottage. Pas de silence non plus.
C’est vrai, et cela ne change pas ceci. Siéger en face de Poutine sans rien exiger, c’est lui faire une place deux fois.
La chaise vide ne dépend pas de nous. Ce qu’on dit en face d’elle, si.
On peut rester assis. On ne peut pas rester muet.
Ce que Carney dira
Jeudi 3 septembre
Le 3 septembre, on a demandé à Carney ce qu’il dirait à Poutine s’il le croisait à Miami.
« Sortez d’Ukraine, rendez toute l’Ukraine à l’Ukraine, mettez fin à cette guerre », a-t-il répondu, selon CBC.
Il a ajouté que cette guerre coûte la vie à plus de 30 000 Russes chaque mois. C’est son chiffre. Nous le rapportons comme le sien.
Puis il en resterait là, a-t-il dit. Court. Clair. Le Canada a déjà sa phrase. Il lui manque l’endroit et le moment. Miami offre les deux.
Le Kremlin avait laissé entendre dès le printemps que Poutine pourrait accepter, rappelle CBC. L’invitation n’est donc pas une surprise. C’est une décision.
L’écho de Harper, 2014
La phrase a un précédent. Au G20 de 2014, après l’annexion illégale de la Crimée, Stephen Harper aurait dit à Poutine de sortir d’Ukraine, rappelle CBC.
Douze ans plus tard, la même phrase. La même guerre, plus longue.
Et pourtant, une phrase dite dans un couloir ne vaut pas une exigence posée sur la table.
Harper l’a dit. Poutine est resté. Le mot ne suffit pas. Il faut plus qu’une phrase. Il faut une demande.
La phrase est juste. Il lui manque une exigence.
Les enfants du mandat
Une déportation, un mandat
Revenons au mandat de La Haye. Il ne vise pas un territoire. Il vise des enfants.
Des enfants ukrainiens déportés vers la Russie. Arrachés à une école, à une grand-mère, à une langue.
La ministre Anita Anand a annoncé à l’ONU, le 26 septembre, que le Canada coorganisera une conférence sur les enfants ukrainiens détenus, selon le texte publié par Affaires mondiales Canada.
Elle a aussi appelé à une paix juste et durable en Ukraine.
Deux morts à Kyiv, quatre dans le Donetsk
Le 23 septembre, pendant que Rubio parlait, Kyiv comptait ses morts.
Un drone a touché un immeuble non résidentiel de neuf étages, un centre d’affaires et des entrepôts, selon le maire Vitali Klitschko, cité par Al Jazeera. Une station-service a été frappée. Un employé des chemins de fer a été blessé.
La Russie continue de faire des infrastructures civiles des cibles, a dit Zelensky. Installations pharmaceutiques, stations-service, voies ferrées, centres commerciaux.
On ne rend pas un mort. On ne rend pas une enfance passée dans un pays qui n’est pas le sien. Aucune invitation ne rend un enfant.
C’est cela que Miami risque de recouvrir d’une poignée de main.
J’avoue une peur simple. Qu’on s’habitue. Qu’une photo à Doral fasse oublier une liste d’enfants.
Un mandat pour des enfants ne s’efface pas sur un parcours de golf.
Ce que Moscou en pense
Un bruit blanc
Le Kremlin fait savoir qu’il apprécie l’invitation et qu’il l’examinera, selon The News International.
Le Kremlin prend son temps. « Il est prématuré d’en parler. Aucune décision n’a encore été prise », a dit Peskov, selon The News International.
Un quotidien contrôlé par le Kremlin, le Moskovsky Komsomolets, juge le voyage inutile et même nuisible sans règlement de la guerre, rapporte Newsweek. Il qualifie l’agitation diplomatique de bruit blanc.
Peskov a aussi dit que Poutine était prêt à rencontrer Trump en tête-à-tête, si les deux le jugeaient nécessaire, selon Al Jazeera.
Le journal tire environ un million d’exemplaires par jour, selon Newsweek. Ce n’est pas une voix marginale. C’est un signal.
L’analyste Elina Beketova, citée par Newsweek, juge peu probable que la diplomatie seule arrête les attaques russes.
Washington tend la main. Moscou la regarde.
Kaja Kallas
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, parle d’une mauvaise voie pour normaliser ceux qui déclenchent des guerres, selon Newsweek.
Les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner avaient vu Poutine au Kremlin le 5 septembre, rappelle Newsweek.
Moscou n’a rien donné. Moscou reçoit une invitation. Moscou répond qu’il verra. Ni oui. Ni non. L’attente, comme arme.
Et pourtant, c’est l’hôte qui attend.
L’invité se fait prier. L’hôte patiente.
Une liste d'enfants sur la table
D’ici le 14 décembre
Nous ne demandons pas au Canada de claquer la porte de Miami. Nous lui demandons de ne pas y entrer les mains vides.
Nous exigeons que la phrase de Carney soit dite avant décembre. En public. Pas seulement dans un couloir de Doral.
Nous exigeons que la question des enfants ukrainiens déportés soit posée à la table, au nom du Canada, qui coorganise une conférence sur eux.
Nous exigeons qu’Ottawa dise à Washington, allié à allié, qu’une chaise se mérite par un geste russe. Pas par un appel téléphonique.
La liste, pas la photo
Ce n’est pas de l’hostilité envers les Américains. C’est de la fidélité à ce que l’Occident a promis à l’Ukraine.
La loi du 19 septembre montre que Washington sait frapper le Kremlin. L’invitation du 23 montre qu’il sait aussi lui tendre la main trop tôt.
Samedi, à l’ONU, Anita Anand l’a dit à sa manière. Le Canada ne peut plus se permettre de dépendre à l’excès d’un seul partenaire, selon son texte. L’invitation de Miami en donne la raison.
Entre les deux, le Canada a une voix. Qu’il s’en serve.
Une voix, ça ne coûte rien. Ça engage tout. Une phrase. Une liste. Une voix.
Mériter une chaise, c’est apporter une liste.
Une chaise, une voix
Doral, en décembre
La chaise de Poutine, vide depuis des années dans les sommets, pourrait se remplir à Doral.
Si elle se remplit, le Canada sera en face. Il aura le choix entre la politesse et la phrase. Il ne choisira pas qui s’assoit. Il choisira ses propres mots.
Il reste onze semaines. Assez pour préparer une liste. Assez pour la dire tout haut. Assez pour que Washington l’entende avant Moscou.
Ce que vaut notre place
À quoi servira notre place à cette table, si nous n’y posons pas la question des enfants ?
Le 14 décembre approche. La guerre, elle, ne prend pas de congé. Les drones non plus.
L’invitation est partie sans cessez-le-feu. Notre voix partira avec nous.
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur, expert et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. La règle de méthode est constante : une information factuelle n’est publiée que si une source vérifiable la porte, et les sources effectivement utilisées par cet article sont listées sous Sources, jamais ici.
Familles de sources primaires retenues par la publication, quand le dossier en comporte : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues.
Familles de sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles.
Quand un article cite des données statistiques, économiques ou géopolitiques, elles proviennent d’institutions productrices de données (organisations intergouvernementales, banques centrales, instituts statistiques nationaux), et l’institution exacte est nommée sous Sources.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Cet article décrit un état documenté à sa date de publication, et non une prédiction : une évolution ultérieure peut en déplacer les perspectives. Aucune mise à jour n’est promise d’avance; lorsqu’un article est corrigé ou complété, la modification est datée dans le texte.
Pour toute demande de correction, veuillez envoyer un courriel à [email protected].
Sources :
Sources Primaires :
Département d’État — conférence de presse de Marco Rubio à New York, 23 septembre 2026
Al Jazeera (Reuters) — frappes russes sur Kyiv et le Donetsk, Peskov, 23 septembre 2026
Affaires mondiales Canada — discours d’Anita Anand à l’ONU, 26 septembre 2026
Sources Secondaires :
CBC News — Carney prêt à dire à Poutine de sortir d’Ukraine, 3 septembre 2026
The News International — Tusk craint un encouragement pour Moscou, 24 septembre 2026
Newsweek — la réaction russe à l’invitation au G20, 25 septembre 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.