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Chronique : 170 affrontements, Pokrovsk dévore un tiers des combats
Crédit: Adobe Stock

Avant même de parler des 170 affrontements au sol, regardons ce qui tombe du ciel. Le 10 novembre, selon l’État-Major ukrainien, la Russie a lancé une frappe de missile et 36 frappes aériennes, utilisant trois missiles et larguant 77 bombes guidées. En plus de ça, les forces russes ont effectué 4 231 tirs d’artillerie, dont 98 provenant de systèmes de roquettes multiples. Et comme si ce n’était pas suffisant, elles ont déployé 4 286 drones kamikazes. Quatre mille deux cent quatre-vingt-six. C’est plus de 178 drones par heure. Presque trois drones kamikazes par minute lancés sur l’Ukraine pendant vingt-quatre heures. C’est un déluge. Un tsunami de fer, d’explosifs, de mort qui s’abat sur les positions ukrainiennes sans interruption. Les soldats ukrainiens vivent sous cette pluie constante. Ils entendent les drones bourdonner au-dessus d’eux jour et nuit. Ils voient les bombes guidées tomber du ciel, détruisant des bâtiments entiers en une seule explosion. Ils subissent les tirs d’artillerie qui transforment le paysage en cratères lunaires.

Et face à cette avalanche, que peuvent-ils faire ? Se terrer dans les tranchées. Espérer que le prochain obus n’atterrira pas sur leur position. Utiliser leurs propres drones pour frapper en retour. L’État-Major a rapporté que « les forces de missiles et d’artillerie de la Défense ont frappé trois zones de concentration de personnel ennemi ». Trois. Contre 4 231 tirs russes. C’est le ratio. C’est la réalité d’une guerre où un camp dispose de ressources quasi-illimitées et l’autre doit rationner chaque obus, chaque missile, chaque munition. Mais les Ukrainiens tiennent quand même. Ils contre-attaquent. Ils infligent des pertes. Selon l’État-Major, les forces russes ont perdu 1 020 soldats rien que le 10 novembre. Mille vingt. En un jour. Et pourtant, elles continuent d’attaquer. Parce qu’elles peuvent remplacer les morts. Parce que Moscou mobilise environ 9 000 nouveaux soldats par mois. Parce que la Russie a décidé que Pokrovsk doit tomber, quel qu’en soit le prix.

Pokrovsk : 63 assauts en 24 heures, plus qu’un tiers de toute la guerre

Revenons aux chiffres qui donnent le vertige. Sur les 170 affrontements totaux, 63 ont eu lieu dans le secteur de Pokrovsk. C’est 37% de toute l’activité de combat sur le front ukrainien concentrée dans une seule zone géographique. Les villages ciblés forment une constellation macabre autour de Pokrovsk : Pankivka, Shakhove, Chervonyi Lyman, Rodynske, Mykhailivka, Novoekonomichne, Myrnohrad, Novopavlivka, Rivne, Lysivka, Pokrovsk elle-même, Kotlyne, Udachne, Molodetske, Filiia, Dachne. Seize localités. Seize points sur la carte où les Russes lancent des assauts encore et encore. Certains villages sont attaqués plusieurs fois par jour. Les soldats ukrainiens repoussent un assaut, se regroupent, réparent leurs positions — et une heure plus tard, le prochain groupe d’assaut russe arrive. C’est épuisant. C’est implacable. C’est conçu pour briser moralement les défenseurs avant même de les vaincre militairement.

Le 7ème Corps d’assaut aérien ukrainien, qui défend une partie du secteur de Pokrovsk, a rapporté que depuis le début de novembre, les forces ukrainiennes ont éliminé 162 soldats russes à Pokrovsk et en ont blessé 39 autres. C’est en dix jours. Seize tués par jour en moyenne. Mais les Russes continuent. Le 10 novembre, selon le rapport quotidien de l’État-Major, les défenseurs ukrainiens dans le secteur de Pokrovsk ont éliminé 130 soldats russes, dont 66 tués. Ils ont également détruit 15 drones, 11 pièces d’équipement spécial, un poste de commande UAV, et six véhicules. Ce sont des pertes massives. En un jour. Dans un seul secteur. Et pourtant, le lendemain, les Russes reviennent avec de nouvelles troupes, de nouveaux véhicules, de nouveaux drones. Parce qu’ils ont les ressources. Parce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé le 9 novembre que la Russie a engagé environ 170 000 soldats dans la région de Pokrovsk. Cent soixante-dix mille. Presque un quart de toute la force russe en Ukraine — environ 700 000 soldats au total — concentré sur un seul objectif.

25 000 pertes russes en octobre à Pokrovsk : un carnage qui ne ralentit rien

Zelensky a également révélé que les forces russes ont subi 25 000 pertes — morts et blessés — rien qu’en octobre 2025 dans le secteur de Pokrovsk. Vingt-cinq mille en un mois. C’est plus que toutes les pertes américaines durant la guerre du Vietnam. C’est un carnage absolu. Et pourtant, la Russie ne ralentit pas. Pourquoi ? Parce que Pokrovsk est un objectif stratégique vital. Si Pokrovsk tombe, les routes d’approvisionnement vers les villes fortifiées de Kramatorsk, Sloviansk, Kostyantynivka — la « ceinture de forteresses » ukrainienne dans le Donbass — seront coupées. Les forces ukrainiennes devront se replier vers des positions moins défendables. Toute la ligne défensive dans le Donbass occidental s’effondrera. Poutine le sait. C’est pourquoi il continue d’envoyer des hommes malgré les pertes. C’est pourquoi les commandants russes ordonnent assaut après assaut, vague après vague, acceptant un ratio de pertes qui serait inacceptable pour n’importe quelle autre armée moderne. En janvier 2025, selon le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrskyi, les forces russes avaient subi environ 15 000 pertes dans le secteur de Pokrovsk. En octobre, c’était 25 000. L’intensité augmente. Le carnage s’accélère. Et l’Ukraine tient encore. Mais pour combien de temps ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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