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ÉDITORIAL : Belgorod brûle — L’Ukraine, notre bouclier, frappe pour que nous n’ayons pas à le faire
Crédit: Adobe Stock

Les visages de la résistance ukrainienne

Oleg, 28 ans, ancien professeur de maths, commande maintenant un char. Il a perdu la moitié de son bataillon. Il rit encore. Parce que « si on ne rit plus, on est déjà morts ». Iryna, 45 ans, infirmière. Elle a accouché des bébés dans des abris. Elle dit : « On ne peut pas laisser gagner ceux qui bombardent les maternités. » Les soldats ukrainiens appellent leurs drones « les anges gardiens ». Parce que chaque drone qui frappe un dépôt russe, c’est un char qui ne roulera pas vers nos villes.

Dans les tranchées, ils écoutent nos débats sur « faut-il envoyer des F-16 ? ». Ils rigolent. Pas par mépris. Par désespoir. Parce qu’ils savent qu’on tergiverse pendant qu’ils meurent. Un soldat ukrainien m’a dit : « On ne frappe pas les civils russes. On frappe leurs dépôts, leurs bases, leurs lignes de ravitaillement. Parce que si on ne le fait pas, ce sont nos civils à nous qui meurent. » Pendant qu’on calcule le « risque d’escalade », eux, ils calculent combien de temps il leur reste avant la prochaine vague de missiles russes.


On parle d’eux comme de « combattants ». Comme si c’était un choix. Comme si, un matin, ils s’étaient réveillés en se disant : « Tiens, et si je devenais héros aujourd’hui ? » Non. Ils étaient profs. Médecins. Étudiants. Pères. Mères. Et un jour, quelqu’un a décidé que leur pays devait disparaître. Alors ils ont pris les armes. Pas pour la gloire. Pour que leurs enfants puissent un jour vivre dans un monde où on ne bombarde pas les écoles. Pour que nos enfants, à nous, n’aient jamais à faire pareil.

Le prix de notre indifférence

L’Ukraine a perdu 200 000 soldats. Des villes entières sont en ruines. Des millions de réfugiés. Des enfants qui grandissent dans des abris. Tout ça pour qu’on puisse continuer à vivre comme si de rien n’était. Un soldat ukrainien gagne 500 euros par mois. Un missile Javelin coûte 200 000 euros. On lui demande de sauver notre monde avec des miettes. Et il le fait. Sans se plaindre. Parce qu’il sait que si lui ne le fait pas, personne ne le fera.

Un soldat ukrainien m’a dit : « Vous avez peur de la guerre. Nous, on a peur de perdre. Parce que si on perd, vous perdrez aussi. Alors envoyez-nous ce qu’il faut. Maintenant. Pas demain. Maintenant. » Trois ans plus tard, on tergiverse encore. On calcule encore. On a encore peur. Et pendant ce temps, des gosses meurent. Pour nous. Pour qu’on n’ait pas à le faire.


Je me souviens d’un vieux soldat ukrainien, 60 ans, qui m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : « On se bat pour que vos enfants n’aient pas à le faire. » Trois ans plus tard, je me demande : est-ce qu’on mérite ça ? Est-ce qu’on mérite qu’ils meurent pour nous ? Est-ce qu’on mérite qu’ils paient le prix de notre lâcheté ? Parce que c’est ça, la vérité. Ils paient. Pour nous. Pour qu’on puisse continuer à vivre dans notre petit confort. Alors aujourd’hui, la question n’est pas « est-ce qu’on soutient l’Ukraine ? ». La question, c’est : « est-ce qu’on est prêts à vivre dans un monde où l’Ukraine n’existe plus ? ». Parce que ce monde-là, ce ne sera pas le leur. Ce sera le nôtre.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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