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REPORTAGE : Le massacre de mars — comment l’Ukraine a démoli le bouclier aérien russe
Crédit: Adobe Stock

La nuit où le radar « Imbir » a cessé d’exister près de Marioupol

Dans l’obscurité de la côte de la mer d’Azov, quelque part près de Marioupol occupée, le radar 9S19 « Imbir » scrutait le ciel. Il était conçu pour ça — détecter les cibles balistiques à haute vitesse jusqu’à 175 kilomètres, rafraîchir son balayage toutes les une à deux secondes, ne jamais laisser passer une trajectoire menaçante. Cette nuit-là, il n’a rien détecté de ce qui venait le consumer.

Le 9S19 « Imbir » — désignation OTAN : High Screen — n’est pas un capteur ordinaire. Sa fabrication est contrainte par des composants de haute précision que même l’industrie de défense russe peine à produire en série. Coût unitaire estimé : entre 10 et 20 millions de dollars. Nombre total fabriqué : quelques centaines d’unités, pas davantage. Perdre un seul « Imbir », c’est perdre une capacité que des mois d’usine ne suffisent pas à reconstruire — une dette industrielle que nulle comptabilité de guerre ne solde.

L’élimination du radar a été accompagnée de celle d’un véhicule de transport-rechargement du même système S-300V. Deux coups. Une unité décapitée. Les Forces ukrainiennes n’avaient pas frappé au hasard — elles avaient visé le système nerveux de la défense aérienne russe dans ce secteur, là où la chair est la plus tendre, là où la section tranche net.

Un véhicule de transport détruit au bord de la mer d’Azov — première brèche du printemps

Le même jour, dans la région de Zaporijjia, les forces ukrainiennes détruisaient un radar 35N6 « Kasta ». Deux dispositifs abattus en vingt-quatre heures. Deux couches du bouclier percées simultanément. Mars venait de commencer — et la cadence ne ferait que s’intensifier, inexorable, comme une eau qui trouve sa fissure et ne la lâche plus.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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