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ANALYSE : 703 objets dans le ciel ukrainien — la nuit où Moscou a voulu saturer l’impossible
Crédit: Adobe Stock

Saturer pour tuer — la logique de l’essaim

Vladimir Poutine n’a pas ordonné cette attaque pour détruire un objectif militaire précis. Il l’a ordonnée pour écraser le système de défense ukrainien par le volume. 659 drones représentent un flux continu dans le ciel — un drone toutes les deux minutes et douze secondes pendant vingt-quatre heures. Chaque opérateur radar ukrainien a dû suivre, classifier, prioriser des dizaines de cibles simultanées, en sachant que chaque erreur se paierait en vies civiles.

Le missile Kh-101, tiré depuis des bombardiers stratégiques Tu-95MS qui décollent de la base d’Engels dans la région de Saratov, vole à basse altitude pour éviter les radars. Sa portée dépasse 2 500 kilomètres. Son coût estimé : 13 millions de dollars pièce. Vingt exemplaires tirés en une nuit, c’est 260 millions de dollars en missiles de croisière — sans compter les Iskander ni les drones. Moscou investit l’équivalent du budget annuel d’un hôpital régional russe dans chaque salve nocturne contre des immeubles résidentiels ukrainiens.

On peut parler de stratégie militaire. On peut invoquer la doctrine de saturation. Mais il y a un mot plus court et plus exact pour décrire l’envoi de 703 projectiles sur des villes où dorment des enfants : terrorisme.

Douze missiles ont atteint leur cible

Douze missiles et vingt drones ont frappé vingt-six sites à travers le pays. Les débris des cibles interceptées sont retombés sur vingt-cinq autres emplacements. Le sort d’un missile de croisière restait indéterminé au moment du bilan. Chaque impact sur les vingt-six sites correspond à un cratère, un mur effondré, une conduite de gaz arrachée, un corps qu’il faut extraire. Les 5,1 % qui passent ne sont pas un résidu statistique. Ce sont des morts.

À Podil, quartier historique de Kyiv en bord de Dniepr, un drone a percuté un immeuble de grande hauteur. Les images montrent une façade éventrée sur plusieurs étages, des gravats dans la rue, des vitres soufflées sur cinquante mètres. Les secouristes du Service d’État des situations d’urgence ont travaillé sous la menace de nouvelles frappes, parce que l’attaque n’était pas terminée quand ils sont arrivés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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