Skip to content
CHRONIQUE : 30% de la flotte de Poutine au fond de la mer Noire — et l’Ukraine n’a même pas de marine
Crédit: Adobe Stock

Deux missiles Neptune et une légende qui s’effondre

Il faut que tu comprennes ce qu’était le Moskva. Pas juste un navire. La fierté. Le croiseur lance-missiles de 12 490 tonnes, vaisseau amiral de la flotte de la mer Noire, parapluie antiaérien de toute la marine russe dans la région avec son système S-300F. 510 hommes à bord. Un monstre qui patrouillait comme chez lui depuis 1983.

Le 13 avril 2022, à environ 60 milles nautiques de l’île des Serpents, deux missiles antinavires ukrainiens Neptune — une arme développée localement, presque artisanale comparée à ce qu’ont les Américains — frappent le Moskva. L’un au centre, l’autre plus à l’arrière. Le feu embrase les munitions. L’équipage panique. Le navire penche, penche, penche.

Le 14 avril 2022, à l’aube, le Moskva coule pendant qu’on le remorque. Premier croiseur lance-missiles coulé au combat depuis 1982. Depuis la guerre des Malouines. Poutine apprend la nouvelle et — selon plusieurs sources — casse un truc dans son bureau. Je l’imagine. J’aime l’imaginer.

Quand le parapluie s’envole, toute la flotte se mouille

La perte du Moskva n’est pas symbolique. Elle est opérationnelle. Sans son S-300F, les autres navires russes se retrouvent à poil face aux drones et aux avions ukrainiens. Le ciel au-dessus de la mer Noire change de propriétaire cette nuit-là. L’île des Serpents sera libérée quelques semaines plus tard. Le corridor céréalier pourra s’ouvrir. Des millions de tonnes de blé ukrainien vont nourrir l’Afrique parce que deux missiles Neptune ont trouvé leur cible.

Relis cette phrase. Lentement.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu