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CHRONIQUE : Le Touska, le Spruance, et la minute où le détroit d’Ormuz s’est refermé sur le monde
Crédit: Adobe Stock

Le quartier général Hazrat Khatam al-Anbiya parle

À 2h11, moins d’une heure après le tir, le quartier général militaire iranien Hazrat Khatam al-Anbiya publie un communiqué. Le ton n’est pas celui d’un pays qui négocie. C’est celui d’un pays qui a déjà décidé. « L’Amérique agressive, en violant le cessez-le-feu et en commettant un acte de piraterie maritime, a attaqué l’un des navires commerciaux iraniens dans les eaux de la mer d’Oman. »

Piraterie. Le mot est choisi. Le mot est ancien. Le mot convoque la mémoire des guerres barbaresques, des vaisseaux accrochés, des équipages égorgés. Téhéran ne parle pas à Washington. Téhéran parle au monde musulman qui regarde.

Tasnim et la télévision d’État lâchent le mot drones

Quelques minutes plus tard, Tasnim, agence semi-officielle liée aux Gardiens de la Révolution, publie la deuxième phrase. Celle qui tue les cessez-le-feu. « Les forces iraniennes ont à leur tour attaqué certains navires militaires américains avec des drones. » La télévision d’État confirme : la marine iranienne a lancé des drones vers les navires de guerre américains.

Aucune confirmation indépendante. Washington ne dit rien encore. Mais la phrase existe, elle est écrite, elle circule, elle est traduite dans 40 langues en 17 minutes. Et une phrase qui circule, au Moyen-Orient, c’est déjà un fait.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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