Le détroit d’Ormuz, c’est 20 millions de barils de pétrole par jour. C’est 30 % du brut mondial qui transite entre l’Iran et Oman. C’est l’artère économique de la planète entière. Et ceux qui contrôlent le récit sur Ormuz contrôlent une partie de l’économie mondiale.
Le calcul chinois à livre ouvert
La Chine importe près de 50 % de son pétrole par cette voie maritime. Elle achète massivement le brut iranien, malgré les sanctions américaines, via des transferts en yuans et des tankers au pavillon de complaisance. Elle a investi 400 milliards de dollars dans un partenariat stratégique signé avec Téhéran en 2021 — un accord qui court jusqu’en 2046.
Fermer Ormuz, pour Pékin, c’est un cauchemar absolu. Un sabotage de sa croissance. Une menace directe sur sa stabilité sociale. Voilà pourquoi le message à Téhéran est sans ambiguïté.
L’équation américaine vacille
Pendant quarante ans, la flotte américaine du Cinquième Rang, basée à Bahreïn, a fait la pluie et le beau temps dans le Golfe. Aujourd’hui, Xi rappelle poliment que la Chine a aussi son mot à dire. Et ce mot pèse.
L’asymétrie est frappante. Les États-Unis dépensent 850 milliards par an pour leur défense. La Chine dépense 300 milliards. Mais la Chine n’a pas besoin de 800 bases militaires à l’étranger. Elle a besoin de ports commerciaux, de lignes de crédit, de corridors logistiques. Et c’est exactement ce qu’elle construit depuis 2013 avec la Nouvelle Route de la Soie.
Le jeu des trois tables où Pékin s'assoit partout
Regardez bien. La Chine parle à Téhéran. La Chine parle à Riyad. La Chine parle à Tel-Aviv — discrètement, mais elle parle. Elle est la seule puissance au monde à avoir accès aux trois capitales simultanément. Washington n’a plus cet accès. Moscou non plus. Paris et Londres encore moins.
Les accords de mars 2023 qu’on a trop vite oubliés
En mars 2023, Pékin a orchestré la reprise des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Un séisme géopolitique. Une humiliation pour la diplomatie américaine qui avait tenté la même chose pendant des années, sans succès. Les Chinois l’ont fait en trois jours de négociations tripartites à Pékin.
À l’époque, les analystes occidentaux ont minimisé. « C’est temporaire. » « Ça ne tiendra pas. » « Les Saoudiens finiront par revenir vers Washington. » Deux ans plus tard, l’accord tient toujours. Et Riyad vient de rejoindre les BRICS+.
Le modèle chinois de médiation sans alignement
Les Chinois ne prennent parti pour personne. Ils ne livrent pas d’armes à Israël. Ils ne financent pas les Houthis directement. Ils vendent du pétrole et de l’équipement à tout le monde, et surtout ils parlent à tout le monde. C’est la diplomatie du commerçant qui refuse de choisir son camp parce que son camp, c’est le marché.
Cette approche dérange profondément les capitales occidentales habituées à un monde binaire. Chez nous, il faut être pour ou contre. Ami ou ennemi. Démocratie ou dictature. La Chine refuse ce manichéisme. Elle cultive l’ambiguïté stratégique comme un art.
Ce que les chancelleries occidentales refusent de voir
L’appel de Xi à Pezeshkian n’est pas un acte isolé. C’est le symptôme d’une mutation profonde. L’ordre unipolaire n’est pas menacé dans le futur. Il est déjà obsolète dans le présent.
Les statistiques qui dérangent
En 2024, les BRICS+ représentaient 37 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat, contre 29 % pour le G7. Le yuan représentait 4,7 % des paiements internationaux, en hausse constante depuis cinq ans. Vingt pays ont officiellement demandé à rejoindre les BRICS entre 2023 et 2025.
La Chine a dépassé les États-Unis comme premier partenaire commercial pour 120 pays sur 195. Elle construit actuellement 60 % des ports à conteneurs en Afrique. Elle finance 40 % des infrastructures en Asie centrale. Ce ne sont pas des projections. Ce sont des faits mesurés, datés, irréfutables.
Le silence assourdissant de Bruxelles
Et pourtant, Bruxelles continue de parler comme si nous étions en 1995. Comme si l’Occident dictait encore l’agenda mondial. Comme si Pékin devait demander la permission pour parler à Téhéran. Cette cécité stratégique aura un coût.
Le coût se paie déjà. L’industrie automobile allemande s’effondre face à BYD. L’industrie photovoltaïque européenne a disparu. L’industrie pharmaceutique dépend à 80 % de principes actifs fabriqués en Chine. Et nos dirigeants parlent encore de « découplage ».
La guerre Israël-Iran vue depuis Pékin : une aubaine
Soyons honnêtes sur un point difficile. Chaque jour de guerre entre Israël et l’Iran affaiblit les Américains et renforce les Chinois. Pékin observe. Pékin attend. Pékin accumule les cartes pendant que Washington épuise ses stocks de munitions.
L’affaiblissement programmé de l’axe US-Israël
Washington est divisé. Le Congrès rechigne à financer une nouvelle guerre. L’opinion publique américaine est exténuée par les engagements militaires à répétition — Afghanistan, Irak, Syrie, Ukraine, et maintenant Moyen-Orient. Les sondages montrent 58 % des Américains opposés à toute intervention directe en Iran.
Pendant ce temps, la Chine construit des infrastructures au Pakistan, en Iran, en Afrique de l’Est. Elle signe des contrats de 30 ans. Elle forme des ingénieurs. Elle impose ses normes techniques. Le temps long contre le temps court. La patience contre l’urgence.
Le piège tendu à Téhéran
Mais attention. La Chine ne sauvera pas l’Iran. Elle ne livrera pas de missiles. Elle ne brisera pas l’encerclement militaire. Elle offrira des mots, du pétrole acheté à prix cassé, et de la patience stratégique.
Téhéran le sait. Pezeshkian le sait. Et c’est probablement la plus grande source d’angoisse du régime iranien. Être soutenu verbalement par Pékin, mais être laissé seul face aux frappes israéliennes. L’amitié chinoise a toujours un prix, et ce prix est rarement payé par Pékin.
Le détroit d'Ormuz comme métaphore de notre époque
Ormuz, c’est 33 kilomètres de largeur au point le plus étroit. Un couloir de navigation minuscule où transite l’énergie de la planète. Une métaphore parfaite d’un monde où tout tient à un fil, où chaque goulot d’étranglement devient une arme potentielle.
L’arme de la dépendance croisée
Fermer Ormuz, c’est déclencher une crise pétrolière mondiale. Le prix du baril bondirait au-delà de 200 dollars en quelques heures. L’inflation exploserait en Europe et aux États-Unis. Les économies émergentes seraient dévastées. Les marchés obligataires s’effondreraient.
Mais cette arme se retourne contre celui qui l’utilise. C’est le paradoxe du chantage énergétique : il ne fonctionne que tant qu’on ne l’active pas. Une fois utilisé, il perd son pouvoir et se transforme en suicide économique.
Pourquoi Téhéran n’osera pas
L’Iran menace de fermer Ormuz depuis 40 ans. Il ne l’a jamais fait. Parce que ce serait un suicide économique — 90 % des exportations iraniennes transitent par là. Et parce que la Chine, désormais, a posé son veto implicite.
Le scénario le plus probable reste celui du harcèlement. Quelques mines. Quelques drones maritimes. Quelques tankers endommagés. Assez pour faire grimper les primes d’assurance. Pas assez pour provoquer une intervention militaire directe. C’est la stratégie du glaive suspendu.
Les conséquences concrètes pour le Québec et le Canada
Vous pensez peut-être que tout cela se passe loin. Que Ormuz, c’est abstrait. Que Xi Jinping parlant à Pezeshkian n’a aucun impact sur votre vie. Détrompez-vous. Et je vais vous expliquer pourquoi, chiffres à l’appui.
Le prix à la pompe dicté depuis Pékin
Chaque fois que la Chine signale un apaisement ou une tension sur Ormuz, le prix du Brent bouge de 3 à 7 %. Ce qui se traduit, deux semaines plus tard, à la pompe de Longueuil et de Saint-Jérôme. Votre litre d’essence n’est pas fixé à Ottawa. Il est influencé par les signaux envoyés depuis Pékin, Téhéran et Riyad.
Le Québec importe 100 % de son pétrole raffiné via des circuits internationaux. Nous n’avons aucun levier sur les prix. Nous subissons. Et nous paierons d’autant plus cher que nos élus refusent de comprendre la nouvelle géographie énergétique mondiale.
L’inflation alimentaire qui nous attend
Le transport maritime représente 90 % du commerce mondial. Une crise prolongée à Ormuz ferait flamber le coût du fret. Les produits alimentaires importés, déjà chers, deviendraient inaccessibles pour une partie de la population. Les banques alimentaires québécoises, déjà saturées, ne pourraient pas absorber le choc.
Et le pire, c’est que nos politiques publiques ne sont pas préparées. Aucun stock stratégique alimentaire. Aucune planification énergétique de crise. Aucun plan B sérieux. Nous naviguons à vue pendant que les grandes puissances jouent aux échecs.
Ce que les médias traditionnels ne vous diront pas
Ouvrez Le Devoir, La Presse, Radio-Canada. Cherchez une analyse de fond sur la position chinoise dans le conflit Israël-Iran. Vous trouverez du bruit, des déclarations de politiciens canadiens qui ne pèsent rien, des images spectaculaires. Vous ne trouverez pas d’analyse stratégique sérieuse.
Le point aveugle médiatique
Nos médias sont formatés pour regarder le monde à travers le prisme de Washington. Quand Washington parle, ils écoutent. Quand Pékin parle, ils traduisent mal, tard, ou pas du tout. Quand Moscou parle, ils caricaturent. Quand Téhéran parle, ils disqualifient.
Ce biais structurel n’est pas un complot. C’est une paresse intellectuelle. C’est une formation insuffisante. C’est une dépendance aux dépêches anglo-saxonnes qui filtrent le monde à travers leurs propres angles morts.
La formation géopolitique à refaire
Les journalistes qui couvrent l’international dans les grands médias canadiens ont rarement mis les pieds à Téhéran, à Pékin ou à Riyad. Ils relayent des dépêches de l’AFP et de Reuters, elles-mêmes filtrées par une vision occidentale du monde. Ils ne parlent ni mandarin, ni farsi, ni arabe. Ils commentent ce qu’ils ne peuvent pas vérifier.
Résultat : un appauvrissement dramatique de notre compréhension du monde. Et des citoyens qui se retrouvent désarmés face à des bouleversements qu’ils n’ont pas vu venir, faute d’avoir été informés correctement.
Le rôle trouble de la Russie dans l'équation iranienne
On parle peu de Moscou dans ce dossier. C’est une erreur. La Russie est le fournisseur militaire principal de Téhéran. Elle fournit des systèmes anti-aériens S-300 et S-400, des chasseurs Su-35, des technologies de missiles hypersoniques, des composants pour drones.
L’axe Moscou-Téhéran-Pékin
Cet axe n’est pas une alliance formelle. C’est une convergence d’intérêts. Moscou affaiblit l’Occident par la guerre en Ukraine. Téhéran affaiblit Israël par le soutien aux proxies — Hezbollah, Houthis, milices irakiennes. Pékin engrange les dividendes géopolitiques sans tirer un coup de feu.
La coordination est discrète mais réelle. Échanges de renseignement. Coordination économique pour contourner les sanctions. Exercices militaires navals conjoints dans le Golfe d’Oman. Un système informel qui fonctionne mieux que nos alliances formelles en déliquescence.
La division du travail stratégique
Chacun joue son rôle. Les Russes fournissent les armes. Les Iraniens fournissent les troupes supplétives. Les Chinois fournissent la couverture diplomatique et les capitaux. Et pendant ce temps, l’Occident s’épuise à courir après trois théâtres simultanés — Ukraine, Moyen-Orient, Pacifique.
Cette division du travail est d’une efficacité redoutable. Elle permet à chaque acteur de maximiser ses avantages comparatifs sans se surexposer. C’est de la stratégie de haute école, pensée sur 30 ans, exécutée avec patience.
Le scénario noir que personne n'ose formuler
Imaginons un instant. L’Iran, acculé par des frappes israéliennes répétées, décide de miner partiellement Ormuz. Pas de fermer — de ralentir. Quelques tankers endommagés. Les assurances explosent. Le prix du baril passe à 180 dollars en 72 heures.
L’effet domino économique
L’inflation américaine repasse à 7 %. La Fed remonte les taux. Les marchés obligataires s’effondrent. L’Europe entre en récession profonde. Le Canada suit avec six mois de décalage. Le Québec voit son chômage grimper de 3 points en six mois.
Les entreprises surendettées font faillite. Les ménages hypothéqués perdent leur maison. Les banques régionales vacillent. Et les programmes sociaux, déjà sous-financés, s’effondrent sous la demande. Un scénario qui n’a rien de théorique. C’est le scénario de 2008, amplifié par un choc énergétique.
L’opportunité chinoise
Et pendant ce temps, la Chine, qui a constitué des réserves stratégiques de 900 millions de barils, traverse la crise sans broncher. Elle achète à prix cassé. Elle renforce ses positions. Elle propose des médiations. Elle apparaît comme le seul adulte dans la pièce.
Ce positionnement n’est pas improvisé. Il est le fruit de 15 ans de planification méticuleuse. Réserves stratégiques. Pipelines alternatifs. Corridor sino-pakistanais. Partenariats énergétiques avec la Russie. La Chine s’est préparée pendant que nous nous désarmions économiquement.
Ce que cette chronique ne vous dit pas assez fort
Je vais être direct. La déclaration de Xi Jinping sur Ormuz n’est pas un geste diplomatique de routine. C’est l’acte de naissance officiel d’un monde multipolaire où l’Occident n’est plus qu’une voix parmi d’autres.
Le refus occidental de regarder la réalité
Nos dirigeants, de Macron à Trudeau en passant par Starmer, continuent de parler comme si l’histoire s’était arrêtée en 1991 avec la chute de l’URSS. Ils n’ont pas intégré que la période unipolaire était une parenthèse, pas une destination. Ils gouvernent avec les cartes d’il y a trente ans.
Cette cécité stratégique aura des conséquences graves. Parce qu’un monde multipolaire n’est ni meilleur ni pire qu’un monde unipolaire — il est simplement différent. Il exige une autre diplomatie, d’autres alliances, d’autres postures. Et nous n’y sommes pas préparés.
Le choix qui nous attend
Et le Québec dans tout ça ? Le Canada ? Nous sommes embarqués dans une barque américaine qui prend l’eau. Le temps viendra où il faudra choisir — non pas entre les camps, mais entre la lucidité et le déni, entre l’adaptation et l’effondrement.
Ce choix se prépare maintenant. Par la diversification de nos partenaires commerciaux. Par l’investissement massif dans notre autonomie énergétique. Par la formation d’une classe politique et médiatique qui comprend le monde réel, pas le monde fantasmé des manuels de l’OTAN.
Le facteur oublié : les peuples du Sud global
Il y a un angle que nos commentateurs n’abordent jamais. Les trois quarts de l’humanité — Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est — observent le conflit Israël-Iran avec une grille de lecture totalement différente de la nôtre.
La solidarité anticoloniale retrouvée
Pour un jeune Sud-Africain, un ingénieur indonésien, un étudiant brésilien, l’Iran n’est pas « l’axe du mal ». C’est un pays qui résiste aux sanctions occidentales. Israël n’est pas « la seule démocratie du Moyen-Orient ». C’est un projet colonial soutenu par les anciens empires.
Cette lecture, que nos élites méprisent, est pourtant celle de la majorité de la population mondiale. Et cette majorité pèse désormais économiquement. Elle pèse démographiquement. Elle pèse diplomatiquement via les BRICS+, l’Organisation de coopération de Shanghai, l’Union africaine.
La bataille du récit mondial
La Chine a compris cette bataille du récit depuis longtemps. Elle finance CGTN en plusieurs langues. Elle forme des milliers de journalistes africains. Elle construit des studios de télévision au Pakistan, au Kenya, en Éthiopie. Elle investit dans le récit comme elle investit dans les infrastructures.
L’Occident, lui, ferme ses rédactions à l’étranger. Coupe les budgets de ses services diplomatiques culturels. Censure ses propres voix dissidentes. Et s’étonne ensuite de perdre la bataille de l’opinion mondiale.
Les trois signaux faibles des prochaines semaines
Cette chronique n’est pas qu’une analyse rétrospective. Je veux vous donner trois signaux faibles à surveiller dans les prochaines semaines. Trois indicateurs qui vous diront si la situation s’aggrave ou se stabilise.
Signal un : les mouvements de tankers
Surveillez les données de trafic maritime via les sites publics comme MarineTraffic. Si les tankers commencent à contourner Ormuz ou à attendre au large plus longtemps que la normale, c’est le premier signe d’une crise imminente. Les armateurs sont les meilleurs baromètres géopolitiques — leur argent parle.
Signal deux : les déclarations du Conseil d’État chinois
Si Pékin passe de déclarations générales à des mesures concrètes — envoi de navires de guerre dans le Golfe, médiation officielle annoncée, sommet d’urgence des BRICS+ — nous entrerons dans une nouvelle phase. Ce serait la première fois depuis 1949 que la Chine s’implique militairement au Moyen-Orient.
Signal trois : le comportement des marchés
Si le yuan s’apprécie face au dollar pendant une crise pétrolière, c’est le signe que les investisseurs considèrent désormais Pékin comme un refuge plus stable que Washington. Ce serait historique. Ce serait le basculement définitif que les économistes prédisent depuis dix ans.
Verdict : Ormuz est déjà chinois, même si les cartes disent autre chose
Sept mots prononcés par un dirigeant chinois dans un appel téléphonique. Voilà comment se redessine l’ordre mondial en 2026. Pas avec des guerres fracassantes. Pas avec des traités solennels. Avec des phrases anodines qui signifient tout.
Xi Jinping a rappelé à l’Iran que le détroit doit rester ouvert. Il a rappelé aux États-Unis que Pékin a désormais voix au chapitre. Et il a rappelé au monde que le temps où une seule capitale dictait le tempo est terminé.
Ceux qui n’ont pas entendu cet avertissement préparent les défaites stratégiques de demain. Ceux qui l’ont entendu préparent les alliances du monde qui vient. Le Québec a le choix. Il a toujours le choix. Encore faut-il que ses élites cessent de regarder ailleurs.
Nous vivons un basculement de civilisation. Pas une crise passagère. Pas un mauvais moment à passer. Un basculement. Et les sept mots de Xi Jinping, ce mardi, sur Ormuz, resteront dans les livres d’histoire comme l’un des marqueurs de cette bascule. À condition qu’il reste des livres d’histoire pour le raconter, et des lecteurs pour les lire.
Signé Jacques PJ Provost
Encadré de transparence
Sources et vérification
Cette chronique s’appuie sur la dépêche de l’AFP reprise par 24 Heures, ainsi que sur les communiqués officiels de l’agence chinoise Xinhua. Les données économiques sur le détroit d’Ormuz proviennent de l’Energy Information Administration américaine et de l’Agence internationale de l’énergie. Les chiffres sur les BRICS+ sont issus des rapports du FMI et de la Banque mondiale pour 2024-2025.
Méthodologie d’analyse
L’analyse géopolitique combine la lecture des déclarations officielles chinoises, iraniennes et américaines, les données économiques publiques sur les flux maritimes et énergétiques, ainsi que l’observation continue des dynamiques BRICS+ depuis leur élargissement de 2024. Les projections macroéconomiques s’appuient sur les scénarios modélisés par l’OCDE et l’AIE en cas de crise à Ormuz.
Rôle du chroniqueur
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux. Toute évolution ultérieure de la situation pourrait modifier les perspectives présentées. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées.
Sources
Sources primaires
24 Heures — Xi Jinping déclare que le détroit d’Ormuz doit rester ouvert — Juin 2025
Xinhua News Agency — Communiqués officiels chinois sur le Moyen-Orient — 2025
Sources secondaires
U.S. Energy Information Administration — World Oil Transit Chokepoints — 2024
International Energy Agency — Oil Market Report — 2025
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.