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CHRONIQUE : Quand la vertu se couche et que la République saigne des deux côtés
Crédit: Adobe Stock

« Ils ont commencé, nous répondons »

La logique démocrate est claire, assumée, répétée en boucle : le Texas a redessiné cinq sièges pour les républicains, la Caroline du Nord un, le Missouri un. Trump a ordonné personnellement ces opérations depuis la Maison Blanche dès juillet. Alors la Californie a riposté avec la Proposition 50, le Maryland étudie son propre remaniement, et la Virginie vient de trancher.

L’argument tient, factuellement. Moralement, il s’effondre. Répondre à une violation des règles par une autre violation des règles ne rétablit pas les règles — il les enterre. Et les démocrates le savent. Chuck Schumer lui-même l’a reconnu publiquement le 12 novembre : « Nous détestons faire ça. Nous n’avons pas le choix. »

Cette phrase — « nous n’avons pas le choix » — est la phrase la plus dangereuse de toute la politique américaine contemporaine. Elle a été prononcée par tous les partis, de tous les côtés, à chaque fois qu’ils ont trahi un principe. Elle signe la fin de quelque chose qu’aucun sondage ne mesure encore.

Le précédent qui hantera les démocrates en 2032

Parce qu’il y aura un 2032. Et un 2042. Et chaque fois qu’un parti reprendra un État, il pointera vers novembre 2025 en Virginie et dira : vous l’avez fait d’abord. L’argument du précédent est une arme à retardement que les démocrates viennent d’armer contre eux-mêmes.

Eric Holder, ancien procureur général, passait sa retraite à militer contre le gerrymandering républicain. Il vient de publier un communiqué soutenant l’opération virginienne. Dix ans de discours — évaporés en une semaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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