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ANALYSE : Quand l’Amérique trébuche en Iran, la Chine ne ramasse pas toujours la mise
Crédit: Adobe Stock

Pékin n’est pas Moscou, et 2026 n’est pas 1962

L’URSS contestait l’Amérique sur deux fronts : géopolitique et idéologique. La Chine, pour l’instant, n’a pas ce second front. Elle ne promeut pas le maoïsme dans le monde. Elle vend des panneaux solaires, des voitures électriques, des ports. Elle ne veut pas convertir — elle veut vendre.

L’URSS est devenue superpuissance après une guerre mondiale. La Chine a émergé durant quarante ans de paix relative. Cette différence n’est pas cosmétique. Elle est structurelle. Pékin a un intérêt vital à préserver les routes maritimes, la liberté de navigation, le commerce global — c’est-à-dire, ironie cruelle, l’architecture construite par les Américains qu’elle prétend défier.

On nous vend depuis vingt ans une Chine qui veut renverser l’ordre mondial. Je lis les documents stratégiques, je regarde les cargos partir de Shanghai, je compte les dividendes que Pékin tire du Pax Americana. La Chine ne veut pas détruire le système. Elle veut s’asseoir à la meilleure place du système. Nuance qui change tout.

Un réseau d’alliés ? Quatre amis maladroits

Le bloc soviétique comptait le Pacte de Varsovie, Cuba, le Vietnam, des dizaines de clients africains. Pékin, aujourd’hui, aligne : Russie en alliance de facto, Corée du Nord imprévisible, Pakistan chancelant, Iran humilié. Quatre partenariats bancals. Aucun traité mutuel de défense digne de ce nom.

Et pourtant les commentateurs parlent d’un « axe » comme s’il existait. L’axe est une fiction éditoriale. Les faits montrent quatre régimes qui s’utilisent mutuellement sans se faire confiance.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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