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BILLET : Pourquoi les États-Unis doivent frapper l’Iran maintenant — et pourquoi le régime des mollahs a déjà trop vécu
Crédit: Adobe Stock

Mahsa Amini avait vingt-deux ans

Elle s’appelait Jina Mahsa Amini. Elle est morte le 16 septembre 2022, à l’hôpital Kasra de Téhéran, trois jours après son arrestation par la police des mœurs pour un voile mal ajusté. Elle avait vingt-deux ans. Elle étudiait la microbiologie. Sa mère a reconnu son corps à un détail : une petite cicatrice sur le front, héritée d’un accident de vélo à huit ans.

Ce qui a suivi, aucun analyste occidental ne l’avait prévu. Des lycéennes de quinze ans ont arraché leur voile en classe, devant la photo du Guide suprême, et l’ont brûlé. Des femmes de soixante-dix ans ont dansé sur la tombe de Mahsa. Le régime a répondu avec cinq cent cinquante et un morts confirmés par l’ONG Iran Human Rights, dont soixante-huit enfants. Le peuple iranien ne déteste pas l’Amérique. Le peuple iranien déteste le régime qui prétend parler en son nom.

Il faut dire cette phrase et la dire fort, parce que les chancelleries européennes adorent la brouiller : frapper les mollahs, ce n’est pas frapper l’Iran. C’est rendre l’Iran à ceux qui le méritent. Les poètes de Chiraz, les ingénieurs d’Ispahan, les étudiantes de Téhéran qui ont plus de courage à vingt ans que nos diplomates à soixante.

Et pourtant, les chancelleries parlent encore de dialogue

Et pourtant, en juin 2023, Josep Borrell — alors chef de la diplomatie européenne — serrait la main d’Hossein Amir-Abdollahian à Téhéran. Et pourtant, en mars 2024, l’administration Biden autorisait tacitement le transfert de 10 milliards de dollars de revenus pétroliers iraniens via l’Irak. Et pourtant, chaque jour, dans les salles feutrées de Genève, des hommes en costume discutent avec les représentants d’un régime qui pend publiquement des manifestants de dix-huit ans à des grues de chantier.

Le dialogue a un prix. Il s’appelle Nika Shakarami, seize ans, battue à mort en septembre 2022. Il s’appelle Mohsen Shekari, vingt-trois ans, pendu en décembre 2022 pour avoir bloqué une rue. Il s’appelle Armita Geravand, seize ans, tombée dans le coma le 1er octobre 2023 dans le métro de Téhéran pour un voile absent. Chaque poignée de main avec le régime est signée du sang d’une adolescente.

Sources

Documents officiels et rapports

Agence internationale de l’énergie atomique, rapport sur les stocks d’uranium enrichi iranien, mai 2024 : iaea.org/newscenter/focus/iran. Département du Trésor américain, estimations de contrôle économique du CGRI : treasury.gov/iran-sanctions.

Témoignage du général Kenneth McKenzie devant la commission des forces armées du Sénat américain, avril 2019, sur le bilan des engins explosifs iraniens en Irak : armed-services.senate.gov. Wall Street Journal, enquête sur la planification iranienne de l’attaque du 7 octobre, édition du 8 octobre 2023 : wsj.com.

Organisations de droits humains et presse indépendante

Iran Human Rights, bilan des manifestations post-Mahsa Amini : iranhr.net. Amnesty International, rapports annuels sur les exécutions en Iran : amnesty.org/iran. Reuters, chronologie des frappes israéliennes sur les sites nucléaires iraniens, juin 2025 : reuters.com.

Entretien de Reza Pahlavi, février 2023, sur la position du peuple iranien face à une intervention étrangère : rezapahlavi.org. Journal Etemad, déclaration de Mojgan Eftekhari, mère de Mahsa Amini, septembre 2022. Entretien du général Herzi Halevi, avril 2024, sur la nature régionale du conflit avec l’Iran : archives des forces de défense israéliennes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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