Le club des dix
L’OCS, fondée en 2001 par Pékin et Moscou, réunit aujourd’hui la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, le Bélarus, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. L’Iran y est entré en juillet 2023, le Bélarus en juillet 2024.
La réunion des ministres de la Défense s’est tenue à Bichkek sous présidence kirghize, avec le secrétaire général Nurlan Yermekbayev et une délégation indienne menée par Rajnath Singh.
Le récidiviste russe, l’élève chinois
La Russie n’a pas besoin d’attendre le carnet : elle l’a déjà co-écrit. Le Washington Post a rapporté le 5 mars 2026 que Moscou fournit à Téhéran du renseignement de ciblage sur les positions américaines au Moyen-Orient depuis le début du conflit. La Chine, elle, observe, prend des notes, calcule Taïwan.
Pékin a déjà été accusée de fournir des outils de fabrication de puces et des données géospatiales utiles aux attaques iraniennes dans la région. Le « partage d’expérience » iranien ne fait qu’officialiser un transfert qui existe déjà en coulisse.
Le partage n’est pas une première. C’est une régularisation.
La guerre qui a fabriqué le manuel
Epic Fury, 28 février 2026
Le 28 février 2026, en mi-matinée, les forces américaines et israéliennes ont lancé près de 900 frappes en 12 heures contre des missiles, des défenses aériennes, des infrastructures militaires et le commandement iranien — sous le nom Opération Epic Fury. Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans la salve d’ouverture.
La riposte a été brutale : des centaines de missiles, des milliers de drones, des bases américaines visées, des installations pétrolières du Golfe touchées, les alliés arabes pris pour cibles. Un cessez-le-feu a été conclu le 7 avril 2026, puis prolongé indéfiniment par Trump.
Le bilan que Téhéran transforme en brochure
Téhéran a perdu son Guide. Téhéran a perdu des milliers de soldats. Téhéran a perdu l’illusion d’invincibilité. Et Téhéran appelle ça une « défaite américaine ».
Le cynisme tient dans une équation : si tu tiens debout après 900 frappes, tu peux vendre l’art de rester debout. C’est ça, le produit. C’est ça, la leçon. C’est ça, l’arnaque rhétorique.
On appelle défaite de l’adversaire le fait de ne pas être encore effacé de la carte. J’ai la chienne de cette grammaire.
Le miroir ukrainien
Zelensky, 1er mars 2026
Deux jours après le début de la guerre, le 1er mars 2026, Volodymyr Zelensky a proposé aux pays du Golfe l’expérience ukrainienne contre les Shahed et les missiles balistiques iraniens. « Notre expérience de défense est, à bien des égards, irremplaçable », a-t-il dit.
Le 17 mars, devant le Parlement britannique, Zelensky a confirmé que plus de 200 spécialistes ukrainiens étaient déjà déployés dans des pays du Golfe persique, avec des interceptions réussies de drones iraniens documentées par la BBC Ukraine.
Deux carnets, deux civilisations
L’Ukraine offre la défense. L’Iran offre l’attaque. L’Ukraine partage l’interception, le brouillage, la protection des maternités et des écoles. L’Iran partage la saturation, l’asphyxie, la manière de tenir un régime debout en tirant sur tout ce qui bouge autour.
Un carnet protège des vies. L’autre en prolonge la moisson. Assez de marde pour mettre les deux à la même hauteur morale.
La junte qui tient la plume
Vahidi en première ligne
L’Institute for the Study of War, dans son rapport spécial du 25 avril 2026, le dit sans détour : le commandant de l’IRGC, le major-général Ahmad Vahidi, et son cercle dominent la décision iranienne. Les civils — dont le ministre Abbas Araghchi — ont été mis de côté, sans autorité pour négocier.
Ce sont ces militaires-là qui écrivent le carnet. Ce sont eux qui l’exportent. Ce sont eux qui vendent à Bichkek la formule de leur propre survie politique.
Le chantage parallèle à Ormuz
Le 27 avril 2026, Téhéran a présenté aux Américains une autre offre via Islamabad : rouvrir le détroit d’Ormuz contre la levée du blocus américain et la fin de la guerre, en reportant à plus tard les discussions nucléaires. Trump s’est dit insatisfait de la proposition.
Deux offres en 48 heures. Deux visages du même régime. La carotte diplomatique à Washington. Le bâton doctrinal à Shanghai.
Quand un régime vend ses cicatrices comme un atout, c’est qu’il n’a plus grand-chose d’autre à vendre.
Ce que ça change pour l'Occident
Un nœud doctrinal mondial
L’OCS n’est pas une OTAN anti-américaine, et elle ne le sera pas demain : l’Inde et le Pakistan s’y détestent, l’Inde et la Chine s’y méfient, les républiques d’Asie centrale jonglent entre Moscou et Pékin. Mais la cohésion bloc n’est pas nécessaire pour que le mal circule.
Il suffit de canaux bilatéraux : Moscou-Téhéran sur les drones, Pékin-Téhéran sur les puces et la géospatiale, Minsk-Téhéran sur le partage militaro-industriel. Chaque canal devient une ligne du carnet.
Le test de Kyiv
Armer l’Ukraine, c’est écrire le contre-manuel du carnet iranien. Laisser tomber Kyiv, c’est laisser Téhéran devenir la seule bible disponible sur le marché mondial de la guerre asymétrique.
Le Premier ministre Mark Carney et ses alliés du G7 doivent lire cette phrase de Talaei-Nik comme ce qu’elle est : une offre de franchise terroriste déguisée en coopération régionale.
La rage au bon endroit
Nommer les bouchers
Ils ne sont pas des « partenaires régionaux ». Ils sont des bouchers en uniforme. Vahidi, les Gardiens, les mollahs de l’IRGC qui pendent des enfants dans les prisons pendant qu’ils parlent de « souveraineté » à Bichkek.
Les lâches, c’est nous quand on appelle ça « diplomatie ». Les complices, c’est l’Occident quand il détourne le regard. Zéro neutralité. Zéro distance avec ceux qui fabriquent des Shahed pour tuer des enfants à Kharkiv et des marins à Bahreïn.
La boucle
Le 28 avril 2026, un vice-ministre iranien a vendu un carnet aux autocrates du monde. La Russie l’avait déjà écrit. La Chine l’achète en silence. Le Bélarus signe avec un sourire.
Téhéran vend sa « défaite de l’Amérique » comme un manuel — et Pékin sort son stylo.
Sources
Kyiv Post — Iran Offers to ‘Share Experience’ Battling US Forces With Allies
Al-Monitor / Reuters — Talaei-Nik à Bichkek
The Print / Reuters — déclaration SCO
WSJ — Iran Willing to Share Defense Capabilities
Britannica — 2026 Iran war / Operation Epic Fury
ISW — Iran Update, 25 avril 2026 (Vahidi / IRGC)
RFE/RL — Zelensky prêt à partager l’expérience anti-Shahed
Detector Media — 200 spécialistes ukrainiens dans le Golfe
Kyiv Post — Russia Providing Iran Intelligence on US Forces
Military.com / AP — Offre iranienne sur Ormuz
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