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ANALYSE : « 86 47 » — Quand Trump transforme une photo de plage en inculpation
Crédit: Adobe Stock

Letitia James, Comey, les autres : la liste des cibles

James Comey n’est pas seul. Letitia James, procureure générale de l’État de New York, a elle aussi été inculpée dans le cadre de la même vague de poursuites téléguidées — avant que la même juge fédérale n’annule ces accusations en novembre 2025. La liste des adversaires politiques poursuivis pénalement par l’administration Trump 2.0 est longue. Elle s’allonge. Chaque semaine, un nouveau nom. Chaque semaine, une nouvelle conférence de presse au ministère de la Justice, dans ce bâtiment qui porte le nom de Robert F. Kennedy — un homme assassiné pour ses idées.

Ce qui se passe ici n’est pas de la justice. C’est de la nomenclature. La liste des ennemis. Le registre des comptes à régler. Les États-Unis ont un terme pour ça, hérité d’autres époques, d’autres régimes : « lawfare » — la guerre juridique comme arme politique. Sauf que dans les démocraties qui tiennent, c’est l’opposition qui accuse le gouvernement de l’utiliser. Pas le gouvernement qui l’assume ouvertement, en conférence de presse, avec son ancien avocat personnel au pupitre.

Il y a un mot pour un gouvernement qui utilise l’appareil judiciaire pour écraser ses adversaires politiques. Ce mot existe en français. Il existe en anglais. Il existe dans toutes les langues où des gens ont un jour regardé leur pays basculer et se sont dit : on aurait dû le dire plus tôt.

Pam Bondi limogée, Blanche nommé : la chaîne de commandement

Pam Bondi, ministre de la Justice, a été congédiée début avril 2026. La raison officielle : une série d’échecs dans les poursuites contre des cibles désignées par Trump. Elle n’a pas été assez efficace à détruire les ennemis du président. Elle a été remplacée par Todd Blanche — numéro deux du ministère, et ancien avocat personnel de Donald Trump dans plusieurs de ses propres procès pénaux. Blanche a défendu Trump. Blanche attaque maintenant Comey. Le même homme. Les mêmes mains. Un côté du bureau, puis l’autre.

Ce détail — ce détail précis, ce fait nu, ce nom — n’est pas une anomalie. Il est le système. Le ministère de la Justice des États-Unis est désormais dirigé, à l’intérim, par l’ancien avocat de la défense du président qui donne les ordres. Aucune séparation des pouvoirs ne peut survivre à cette architecture. Aucun État de droit ne peut respirer dans cet espace.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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