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ANALYSE : Zelensky sait où Poutine va frapper. L’Occident, lui, regarde ailleurs.
Crédit: Adobe Stock

Le 29 avril 2026 à 8h59, l’état-major ukrainien publie le bilan

Cent quatre-vingt-neuf affrontements directs en une journée. Un toutes les sept minutes et demie. Ce n’est pas un chiffre — c’est un métronome. Pendant que vous dormiez, pendant que je rédige, pendant que les chancelleries européennes débattent du calendrier d’un prochain sommet, une compagnie ukrainienne quelque part entre Pokrovsk et Kupiansk a essuyé la 23e vague de la nuit. Et la 24e arrivera dans treize minutes.

Cent soixante-et-onze drones russes lancés sur le pays cette nuit-là. Cent cinquante-quatre interceptés par la défense aérienne. Dix-sept passés. Dix-sept qui ont touché quelque chose. Quelqu’un. À Marhanets, ils ont visé les secouristes — les hommes qui arrivent après les autres frappes pour sortir les corps. À Shostka, un mort. Plusieurs blessés. Le décompte qu’on ne fait plus parce qu’il s’est fondu dans le décor.

Huit cent trente-trois attaques sur Zaporizhzhia en un jour

Huit cent trente-trois. Sur une seule région administrative. En vingt-quatre heures. Trente-quatre attaques par heure. Une attaque toutes les cent six secondes. Trois blessés officiels. Le mot « officiel » porte ici tout le poids du mensonge institutionnel : le décompte des blessures profondes, des sommeils détruits, des enfants qui sursautent au moindre bruit, ce décompte-là n’existe dans aucun bilan d’état-major.

C’est dans ce contexte — pas dans un studio aseptisé, pas devant un parterre de diplomates en costume — que Zelensky a annoncé qu’il avait la carte. Le décor du discours, c’est ça. Une nation qui encaisse 833 frappes par jour sur une seule région, et dont le président prend encore le temps de prévenir les voisins qu’ils sont les prochains.

Et pourtant je sais ce qui va se passer. Le chiffre 833 va circuler douze heures. Puis il sera remplacé par celui du lendemain. 700, 900, 600. Personne ne tiendra la comptabilité. Personne ne dira : voilà, en avril 2026, sur la seule région de Zaporizhzhia, le total mensuel atteint un nombre que la conscience humaine ne sait plus traiter. C’est le piège du quotidien : ce qui se répète cesse d’exister. Et c’est précisément sur ce piège que Moscou compte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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