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CHRONIQUE : La salle de bal à 400 millions, le sang sur le tapis et la facture qu’on veut refiler aux Américains
Crédit: Adobe Stock

Ce que dit l’administration, et ce que dit le projet de loi

L’administration Trump a répété depuis le début : la salle de bal est financée entièrement par des donations privées. Des individus. Des corporations. Pas un cent des contribuables. C’est la ligne officielle. C’est ce que la Maison-Blanche défend depuis septembre 2025. Et pourtant, trois sénateurs républicains ont introduit une loi pour que le Trésor débourse 400 millions de dollars supplémentaires pour « la conception, la construction et autres dépenses » du même projet. Même montant. Même projet. Deux sources de financement qui ne se distinguent nulle part dans les textes officiels.

Rick Scott, sénateur de Floride, l’a dit clairement à Newsweek : « Nous n’avons pas besoin de l’argent des contribuables parce que le projet est déjà financé par des fonds privés. » Sa logique est simple. Si l’argent est déjà là, pourquoi voter une loi pour en trouver d’autres ? Rand Paul, sénateur du Kentucky, tient la même position dans un long fil X : favorable au projet, opposé au financement public. Deux républicains qui soutiennent la salle de bal mais refusent la facture collective. Ce n’est pas rien.

Il y a deux façons de lire cette fracture républicaine. La première : des élus conservateurs font preuve de cohérence fiscale en refusant d’aggraver les 39 000 milliards de dette nationale pour une salle de réception. La deuxième : ils soutiennent le projet mais veulent que l’argent privé de Trump porte seul la honte ou la gloire de ce chantier controversé. Les deux lectures sont vraies en même temps. C’est cela qui mérite d’être regardé en face.

39 000 milliards de dette. Et une salle de bal.

Scott l’a dit à NBC News dans les heures qui ont suivi la fusillade : « Nous avons 39 000 milliards de dette. Peut-être qu’on devrait arrêter de dépenser de l’argent. » La phrase a été prononcée à chaud, dans le fracas d’une soirée qui venait de tourner au sang. Elle sonne différemment selon qui l’entend. Pour certains, c’est de la discipline budgétaire. Pour d’autres, c’est de la lâcheté rhabillee en principe.

Mais posons le chiffre autrement. 400 millions de dollars. C’est le budget annuel de plusieurs hôpitaux fédéraux. C’est ce que l’État de Floride — celui de Rick Scott — reçoit chaque année en aide pour les programmes d’aide alimentaire aux familles en dessous du seuil de pauvreté. C’est 400 millions qui, si le projet de loi Graham-Britt-Schmitt passe, ne viendraient pas de donateurs qui ont choisi de signer un chèque — ils viendraient de contribuables qui n’ont pas été consultés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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