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ANALYSE : Pyongyang tient désormais la gâchette nucléaire que Moscou n’a plus le courage de presser
Crédit: Adobe Stock

Un traité de défense jusqu’en 2031

Quelques semaines avant les révélations sud-coréennes, Andreï Belousov, ministre russe de la Défense, a fait le voyage à Pyongyang. Pas une visite protocolaire. Un traité de défense signé, valable jusqu’en 2031. Six années pendant lesquelles Moscou et Pyongyang sont liés par un texte qui ne dit pas son nom : une alliance militaire de fait, en pleine guerre européenne.

Ce que la Corée du Nord livre à la Russie, on le sait depuis 2024 : des millions d’obus d’artillerie, des missiles balistiques courte portée, et désormais des soldats — des hommes envoyés mourir dans la boue de Koursk pour une guerre qui n’est pas la leur. Ce que la Russie donne en retour était jusqu’ici l’angle mort de l’analyse.

Ce que Moscou paye en monnaie nucléaire

Selon CNN et le Royal United Services Institute, Moscou rémunère Pyongyang en nourriture — pour un peuple affamé que Kim ne nourrit pas — et surtout en aide directe au programme de missiles nord-coréen. Technologies de rentrée atmosphérique. Aide à la propulsion. Données de guidage. Tout ce qui manquait à la Corée du Nord pour passer du stade des essais bruyants à celui des armes opérationnelles.

L’équation est limpide et glaçante. La Russie échange des secrets nucléaires de l’ère soviétique contre des obus de 152 mm. Le Kremlin liquide soixante-dix ans de doctrine de non-prolifération pour quelques camions de munitions. C’est l’aveu d’une faiblesse qui devrait nous terrifier autant que la force qu’elle engendre chez Kim.

Je relis ce paragraphe et je me demande si on mesure ce qui vient de basculer. Pendant la guerre froide, l’URSS — pourtant pas tendre — refusait de transmettre certaines technologies à Pyongyang. Brejnev disait non. Andropov disait non. Même Gorbatchev disait non. Poutine, lui, dit oui. Pourquoi ? Parce qu’il a besoin d’obus. Un homme qui dirige le deuxième arsenal nucléaire mondial troque la stabilité stratégique de la planète contre des munitions d’artillerie. C’est ça, la mesure de l’effondrement russe en Ukraine. Et c’est ça, le prix qu’on paiera tous.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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