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CHRONIQUE : 1500 KILOMÈTRES PLUS LOIN, LA GUERRE A CHANGÉ DE GÉOGRAPHIE
Crédit: Adobe Stock

La fin du sanctuaire russe

Pendant trois ans, Poutine a vendu à son peuple une idée simple : la guerre, c’est ailleurs. La guerre, c’est en Ukraine. La guerre, c’est sur les écrans de la télévision d’État, montée, recadrée, désinfectée. À Perm, on travaillait. On raffinait. On pompait. On vivait dans le mythe russe d’une profondeur stratégique inviolable.

Ce mythe vient de mourir cette semaine. Officiellement. Une raffinerie de l’Oural qui prend feu à cause d’un drone ukrainien, c’est un acte de guerre stratégique d’une portée que peu de capitales occidentales ont osé tenter contre la Russie depuis 1945.

L’économie de guerre prise à la gorge

Lukoil-Permnefteorgsintez, ce n’est pas une station-service. C’est un poumon. Un poumon qui fournit le carburant militaire, l’essence civile, le diesel des chaînes logistiques qui tiennent l’effort de guerre. Quand tu détruis l’AVT-4, tu n’enlèves pas un boulon — tu coupes l’oxygène à toute une chaîne. Le raffinage primaire, c’est le commencement de tout. Sans lui, tout le reste s’arrête.

Les Russes appellent ça une « infrastructure civile ». Mensonge. Une raffinerie qui carbure les blindés est une cible militaire légitime, point. Et celui qui pleure aujourd’hui pour Lukoil oubliait hier de pleurer pour Marioupol, pour Boutcha, pour les enfants déportés. Je n’ai aucune indulgence à offrir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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