Skip to content
GÉOPOLITIQUE : Scarborough — là où la Chine répète l’invasion pendant que l’Occident joue à la guerre
Crédit: Adobe Stock

17 000 soldats, 7 nations, 19 jours — le plus grand exercice militaire de l’histoire philippine

Le 20 avril 2026, au Camp General Emilio Aguinaldo à Manille, les drapeaux de sept nations ont été déployés simultanément. États-Unis. Philippines. Australie. Nouvelle-Zélande. Japon. France. Canada. Le général américain Christian Wortman et son homologue philippin ont déplié ensemble le drapeau de l’exercice Balikatan 2026. Le mot signifie « épaule contre épaule » en tagalog. Ce n’est plus une métaphore de fraternité militaire. C’est une posture de combat assumée.

17 000 soldats mobilisés jusqu’au 8 mai 2026. Des exercices de débarquement amphibie dans le nord de Luzon. Des simulations d’interdiction maritime dans le détroit de Luzon — à 100 kilomètres à peine de Taïwan. Des frappes coordonnées sol-air contre des cibles navales simulées. Et pour la première fois dans l’histoire de ces manœuvres : des missiles anti-navires américains NMESIS déployés sur l’île d’Itbayat, l’île philippine la plus septentrionale, à 200 kilomètres des côtes taïwanaises. Des systèmes HIMARS tirés depuis une piste d’atterrissage improvisée à Cagayan, province frontalière du détroit. Des missiles anti-navires japonais Type 88 et philippins BrahMos en déploiements combinés.

La réponse de Pékin : une flotte, pas un communiqué

La Chine n’a pas convoqué l’ambassadeur américain. Elle n’a pas déposé de note de protestation. Elle a envoyé la Task Force 107. Le destroyer de type 055 Zunyi. Le destroyer de type 052D Hefei. La frégate de type 054A Xianning. Le ravitailleur Luoma Hu. Quatre navires de guerre naviguant à l’est de Luzon le 24 avril 2026, pendant que les soldats américains effectuaient leurs insertions HIMARS à Itbayat. Le commandement du théâtre sud de l’APL a qualifié ces manœuvres de réponse à « la situation régionale actuelle ». Traduction directe : chaque fois que vous vous exercez à nous repousser, nous nous exerçons à avancer.

Et pourtant, ce n’est pas la Task Force 107 qui inquiète les analystes. Ce sont les images satellites du 15 avril 2026 montrant une nouvelle barrière flottante installée à l’entrée du lagon de Scarborough. Soixante-dix mètres de bouées en plastique orange reliées par des câbles d’acier. Installées en moins de 48 heures. Sans annonce. Sans justification. Juste là, un matin, comme si elles avaient toujours existé.

Une barrière flottante. Soixante-dix mètres de plastique orange. C’est avec ça que la deuxième puissance militaire mondiale bloque l’accès à un récif reconnu philippin par la loi internationale. Pas des missiles. Pas des soldats. Du plastique orange. Parce qu’ils savent que personne ne tirera sur du plastique orange. C’est ça, le génie de la stratégie chinoise en mer de Chine méridionale : rendre l’escalade impossible en restant toujours juste en dessous du seuil de la riposte.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu